Les 04 et 05 juillet 2025 à Kandi, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) à travers le Projet transfrontalier d’appui au renforcement de la sécurité communautaire, à la gestion et la prévention des conflits liés à la transhumance et la gestion des ressources naturelles (Benin-Niger) a mis en place et/ou redynamisé les mécanismes de sécurité communautaire existants dans les zones cibles. Plusieurs acteurs aussi bien publics que privés, les femmes et les jeunes ont pris part aux travaux. A l’ouverture de la séance, le premier adjoint au maire de Kandi a expliqué le bien-fondé de la rencontre. « La question qui nous réunit n’a pas changé : c’est la question de cohésion sociale ; quel mécanisme il faut mettre en place ou redynamiser pour qu’au sein de notre Commune, nous ayons un dispositif très efficace pour des remontées d’informations, pour que chacun à un moment donné puisse participer à la coproduction de la sécurité. La sécurité est une affaire de nous tous. Si quelqu’un pense que c’est l’affaire des autres, des Forces de défense et de sécurité, c’est faux », a fait savoir Abdouwahabe Seydou. A sa suite, le représentant du ministre de l’Intérieur, Louis Tokpanou, a également insisté sur le fait que la sécurité n’est pas l’apanage des Forces de défense et de sécurité. « …Depuis un bon moment, notre Commune de Kandi comme d’autres du nord de notre pays est confrontée à une montée des actes de criminalité et à une vulnérabilité accrue de ses populations. Ces défis ne sauraient être relevés uniquement par les Forces de défense et de sécurité (Fds), aussi compétentes soient-elles, la sécurité étant l’affaire de tous », a-t-il souligné. A l’en croire, la Commune de Kandi, en raison de sa position stratégique, fait aujourd’hui face à des défis sécuritaires majeurs qui appellent une réponse collective, coordonnée et inclusive. Raison pour laquelle, à travers cet atelier, le gouvernement et le Pnud ont voulu impulser une dynamique nouvelle, fondée sur la participation active des communautés dans la prévention, l’alerte précoce et la réponse collective aux menaces. En un mot, il s’agit de bâtir ou de renforcer des mécanismes locaux de sécurité communautaire, ancrés dans la réalité du terrain, respectueux des droits humains et adaptés au contexte socioculturel béninois.
Les participants à la séance qui ne sont rien d’autres que les maires, les chefs d’arrondissement, les chefs de village/quartier de ville, les Fds, les Osc, les représentants de tribunaux, les représentants de femmes, des jeunes, les leadeurs religieux, les représentants des agriculteurs éleveurs, les agents des mairies et la préfecture de l’Alibori, ont au cours des travaux fait l’état des lieux de la sécurité communautaire à Kandi. Ils ont aussi élaboré une feuille de route (Identification des actions prioritaires, chronogramme de mise en œuvre, identification des acteurs responsables et définition des mécanismes de suivi et évaluation).
Serge Adanlao

















