« A quelques jours de la fin de son dernier, définitif, deuxième mandat, il doit pouvoir savoir, comme il (Patrice Talon ndlr) l’a dit lui-même, à défaut de l’améliorer, il doit laisser le pays tel qu’il l’a retrouvé. Et donc aujourd’hui, si nous devons faire un état des lieux, le nombre de personnes qui sont en détention provisoire est à un niveau très élevé. Si pour des délits d’opinion, on est obligé de subir les coups que nous subissons tous les jours, c’est bien déplorable. Mais au-delà de tout cela, c’est la condition de vie de chaque Béninois qu’il faudra travailler à améliorer : les enseignants, les dialysés qui, avant son arrivée, étaient pris en charge par l’État. C’est encore le cas dans certains pays de la sous-région. S’il peut revenir sur cette décision, ce serait bien. S’il peut libérer les détenus politiques, surtout ceux qui sont en détention provisoire, et ceux-mêmes condamnés pour des questions d’ordre politique, s’il peut faire ce geste, je pense que ce serait un acte de grandeur qui pourrait l’honorer. S’il peut permettre à ce que, à la veille des élections, à moins d’un an des élections, comme le président Yayi l’a fait, laisser rentrer au pays les Béninois, ce serait salutaire. Le Bénin a besoin de tous ses fils pour sa construction. S’il peut laisser les exilés politiques rentrer, je pense que ça serait à son actif. Il avait dit que pour faire un certain nombre de travaux, qu’il fallait mettre un peu la démocratie en veille. Maintenant qu’ils ont fini de faire, ils n’ont qu’à laisser les gens rentrer. Ce sont là, autant de préoccupations sur lesquelles les Béninois seront très contents et lui reconnaîtront ça, parce que rien ne vaut la liberté. Il nous a promis un certain nombre de lycées. S’il peut s’assurer que les lycées sont construits pour que la rentrée prochaine ait lieu, ce serait bien. Il faut aussi améliorer les conditions de vie des fonctionnaires dont les situations sont bloquées. Je pense qu’ils connaissent ce que revendiquent les syndicats, ce que revendiquent les femmes des marchés, ce qui revendiquent arrêter les jeunes etc. Le plus important, c’est de ramener la démocratie, de laisser la démocratie respirer. S’ils peuvent laisser la démocratie respirer, en laissant la presse libre et responsable, ce serait vraiment à son honneur».
Propos recueillis par G.G

















