Face au risque d’importation du virus Ebola, le Bénin renforce sa vigilance sanitaire aux frontières. Le ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin, s’est rendu, mercredi 21 octobre 2026, à l’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou, pour évaluer les mécanismes de détection précoce et de prise en charge des éventuels cas suspects.
Le Bénin muscle son dispositif de prévention face à la menace du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Alors que le Nigeria a enregistré un premier cas, les autorités sanitaires béninoises multiplient les mesures de précaution afin de limiter les risques d’introduction de la maladie sur le territoire national. L’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou, principale porte d’entrée aérienne du pays, fait l’objet d’une attention particulière. En visite sur cette plateforme aéroportuaire, mercredi 21 octobre 2026, le ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin, a passé en revue les équipements et les mécanismes de surveillance sanitaire destinés à détecter rapidement tout cas suspect. Le dispositif comprend notamment des caméras thermiques installées à des points stratégiques du hall des arrivées, ainsi que des salles d’isolement préalablement aménagées et équipées pour accueillir les personnes présentant des signes suspects, avant leur éventuelle prise en charge et leur transfert vers les structures appropriées. L’objectif est de garantir une détection rapide, une alerte efficace et une réaction appropriée face à toute suspicion de contamination. Les équipements et les procédures opérationnelles existants sont ainsi mobilisés pour renforcer la capacité de riposte du pays.
Anticiper les risques aux frontières
La descente ministérielle a également permis d’examiner, avec les responsables de l’aéroport, les aménagements nécessaires au niveau du nouveau grand hall en construction. Il s’agit d’y intégrer les exigences de surveillance sanitaire dès la conception des installations, afin de disposer d’un dispositif de prévention plus performant et adapté aux éventuelles urgences sanitaires. Cette visite, prolongée par une séance de travail, a favorisé le renforcement de la collaboration entre les responsables aéroportuaires et les équipes sanitaires. Une coordination étroite jugée essentielle pour assurer une surveillance efficace et une intervention rapide en cas de besoin.
Une riposte multisectorielle
Au-delà de l’aéroport, le ministère de la Santé a également activé les commissions techniques de la plateforme multisectorielle One Health (Une seule santé). Des séances de travail réunissent les équipes techniques des ministères concernés ainsi que les partenaires techniques et financiers, en vue d’harmoniser les actions de prévention et de réponse. Les échanges portent notamment sur la surveillance épidémiologique, les modalités de prise en charge des éventuels cas et la coordination des interventions. À travers cette approche concertée, les autorités entendent anticiper les risques et consolider les capacités nationales de préparation et de riposte face à une éventuelle menace d’Ebola.

















