En France, deux juges d’instruction ont rendu mercredi 20 août 2025 un non-lieu en faveur de Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais, Juvénal Habyarimana, assassiné lors du génocide des Tutsis en 1994. Dans leur décision, les juges ont estimé qu’il n’existe pas de charges suffisantes d’actes de génocide pour que l’ex-première dame soit jugée comme complice.
« Agathe Habyarimana apparaît non comme auteure de génocide, mais bien comme une victime de l’attentat terroriste dans lequel ont péri son mari, son frère et ses proches », ont soutenu les juges. Mais ce jeudi 21 août, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a confié à l’Afp vouloir faire appel de cette décision.
À noter que c’est le Pnat qui avait saisi la chambre d’instruction et a demandé la mise en examen de la veuve âgée de 82 ans pour entente en vue de la commission du génocide des Tutsi en 1994. D’après les associations parties civiles, l’épouse de l’ex-président était l’une des dirigeantes de « l’akazu », le premier cénacle hutu qui aurait mis sur pied le génocide ; des accusations qu’elle rejette jusqu’à ce jour.
Il faut rappeler que selon les Nations Unies, 800.000 personnes ont trouvé la mort lors du génocide rwandais (7 avril au 17 juillet 2025) au cours duquel des membres de la minorité Tutsi ou Hutu ont été massacrés par les Forces armées rwandaises et les milices extrémistes hutu.




















