Un atelier de formation des animateurs et animatrices communautaires du département du Borgou se tient depuis le lundi 25 août 2025, dans le cadre du projet « Apprendre en paix, éduquer sans violence » (Apev). Cette initiative est portée par la Fondation Graines de Paix et financée par la Coopération suisse au Bénin.
Organisé à Parakou, cet atelier vise à renforcer les compétences des acteurs communautaires dans la promotion d’une éducation non violente, inclusive et sensible au genre. L’objectif global est d’améliorer la qualité de l’éducation de base, notamment les résultats d’apprentissage en mathématiques et en français. Ils sont 55 participants, dont 19 femmes, venus de toutes les communes du Borgou : travailleurs sociaux, leaders religieux, représentants de la chefferie traditionnelle, mères d’élèves et leaders communautaires. Ces acteurs sont appelés à jouer un rôle essentiel dans la diffusion des valeurs de paix et de respect dans leurs milieux respectifs. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Aïssatou Saka Chabi Goro, représentante de la Directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou. Dans son intervention, elle a salué cette initiative qui vient renforcer les efforts du gouvernement en matière de prévention des conflits, de cohésion sociale et de protection de l’enfance. « L’éducation sans violence est un levier puissant de paix et de cohésion sociale. Vous, participants, êtes les sentinelles de vos communautés. Cette formation vous outillera pour prévenir les conflits et accompagner les populations vulnérables de manière inclusive et durable », a-t-elle déclaré.
Un engagement fort de la Coopération suisse
Ella Wama, chargée du programme Genre et Éducation à la Coopération suisse, a également pris la parole pour souligner la portée transformative de l’éducation pacifique : « L’éducation, quand elle est non violente, devient un levier pour libérer le potentiel des enfants. Frapper ou humilier un enfant ne construit jamais une société forte. Chaque mot bienveillant est un bouclier contre la violence ». Elle a invité les participants à considérer cette formation comme une « fabrique de paix » et un tremplin vers une éducation plus humaine et inclusive. Présent également à la cérémonie, Pedro Egounleti, Directeur de la mobilisation des ressources et de la documentation du Fonds d’Aide à l’Alphabétisation et à la Promotion des Langues Nationales, a exprimé son soutien à cette initiative. Il a rappelé l’engagement de son institution dans la promotion de l’éducation et de la paix à travers les langues nationales, essentielles pour une éducation de proximité. Ce cadre de formation s’inscrit dans une dynamique nationale visant à déconstruire les pratiques éducatives violentes et à promouvoir un environnement scolaire sain et sécurisé pour tous les enfants. Les participants auront l’occasion, durant plusieurs jours, de se former aux outils pédagogiques innovants pour ensuite essaimer ces approches dans leurs communautés. L’atelier prendra fin le 29 août prochain.
Léonce Adjévi


















