(Possibilité d’avoir des crédits de 200.000 FCfa sans garantie)
Au cours de son conclave du 24 septembre 2025, le gouvernement a décidé de déployer la phase 3 du microcrédit Alafia. Une décision qui est assortie d’une agréable surprise pour les bénéficiaires et pour cause. Le montant du prêt à octroyer par le Fonds national de microfinance est passé désormais à la somme de 200000 FCfa. Une réponse à la doléance de nombreux bénéficiaires.
Les initiatives gouvernementales en faveur de l’autonomisation des couches vulnérables s’accentuent et prennent une ampleur croissante. En témoignent les décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 24 septembre 2025 qui a acté le lancement de la phase 3 du microcrédit Alafia. Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité logique du succès retentissant des deux premières phases de ce programme qui suscite un engouement constant auprès des bénéficiaires. Lancé le 27 octobre 2020 dans une formule modernisée et dépolitisée, le microcrédit Alafia s’est très vite imposé comme un instrument majeur de soutien aux activités génératrices de revenus. Le Conseil des ministres du 12 janvier 2022 avait déjà consacré la phase II du programme en fixant de nouvelles conditions de mise en œuvre, notamment au profit des artisans ciblés dans le cadre du projet Assurance pour le Renforcement du capital humain (Arch).
La phase II, intervenue à peine un an après la première, a confirmé l’essor du dispositif et consolidé sa dynamique. Le rapport d’exécution fait état, au 31 août 2025, d’un montant global de 47.423.503.485 Fcfa décaissés au profit des bénéficiaires, pour des crédits allant de 30.000 à 100.000 Fcfa. Ces résultats attestent du succès indéniable du programme et justifient le passage à une phase de maturité et d’affinement.
Des innovations majeures pour la phase 3
La troisième phase du microcrédit Alafia introduit des avancées significatives, tenant compte des doléances des populations et des réalités du marché. Désormais, le Fonds national de microfinance est autorisé à octroyer des prêts allant jusqu’à 200.000 Fcfa, une première depuis la création du programme. Ces prêts élargis s’accompagnent de modalités avantageuses : remboursement sur 12 mois, avec un taux d’intérêt plafonné à 8% l’an (ou 4% pour une durée de 6 mois). Autre innovation majeure : la prime d’assurance, initialement fixée à 1,2%, est réduite à 0,35%, offrant ainsi une réelle bouffée d’oxygène aux bénéficiaires.
Un dispositif renforcé et plus inclusif
Afin d’accroître son efficacité et de toucher un plus grand nombre de demandeurs, le gouvernement a également procédé à l’agrément de six nouveaux Systèmes financiers décentralisés (Sfd), portant leur nombre à 20 contre 14 auparavant. Cette extension vise à rapprocher davantage le dispositif des bénéficiaires et à faciliter l’accès aux services financiers.
Un impact social et économique accru
Par cette phase 3, le gouvernement donne un coup de pouce décisif au microcrédit Alafia. Les bénéficiaires, principalement des femmes, pourront relancer ou consolider leurs activités génératrices de revenus, avec à la clé un impact économique et social plus marqué pour leurs ménages et pour le pays. Ce programme, pilier du « social méthodique » prôné par le président Patrice Talon, illustre la volonté du gouvernement de mettre en place un dispositif structuré, durable et à fort impact. En hissant le microcrédit Alafia à un tel niveau d’exigence et d’efficacité, l’Exécutif confirme sa détermination à faire du social non pas un simple slogan, mais une réalité tangible au bénéfice des populations vulnérables.
Gabin Goubiyi



















