Face à une contestation populaire marquée par des violences ayant causé la mort d’au moins 22 personnes, le président malgache Andry Rajoelina a annoncé, ce lundi, la dissolution de son gouvernement. Une décision prise alors que la pression de la rue s’intensifie et que l’Onu dénonce une répression sanglante.
Le chef de l’État malgache Andry Rajoelina a annoncé, ce lundi soir, le renvoi de l’ensemble de son gouvernement. « Suivant l’article 54 de la Constitution, j’ai décidé de mettre fin aux fonctions du Premier ministre et du gouvernement », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée, après plusieurs jours de mobilisation populaire. Depuis trois jours, des milliers de jeunes manifestent aux abords de l’Université d’Ankatso, dans la capitale Antananarivo, pour dénoncer les coupures récurrentes d’eau et d’électricité et réclamer le respect des libertés fondamentales. Les protestataires exigent également la démission du président Rajoelina. La contestation a pris un tournant dramatique. Selon le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, « au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées » lors de la répression des manifestations. Ce dernier s’est dit « choqué par la réponse violente » des forces de sécurité. La décision présidentielle, survenue dans ce climat tendu, ouvre une nouvelle étape d’incertitude politique pour Madagascar.




















