Luiz Inacio Lula da Silva a remporté, dimanche 25 octobre 2026, le second tour de l’élection présidentielle au Brésil. Devancé au premier tour, le président sortant a renversé la tendance en obtenant près de 51,8% des suffrages contre 48,2% pour Flavio Bolsonaro. Son adversaire conservateur refuse toutefois de reconnaître sa défaite et annonce vouloir contester le scrutin.
Le suspense aura duré jusqu’aux dernières étapes du dépouillement. Au terme d’une élection particulièrement serrée, Lula a finalement décroché un quatrième mandat non consécutif à la tête du Brésil. Une victoire qui intervient alors que les derniers sondages donnaient les deux candidats au coude-à-coude.
Le président de gauche, qui doit fêter ses 81 ans mardi, avait pourtant été devancé lors du premier tour organisé le 4 octobre. Son adversaire, Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait alors pris l’avantage. Le second tour a finalement permis à Lula d’inverser le rapport de force. Depuis Sao Paulo, le président réélu a attribué sa victoire à la mobilisation des électeurs. Selon lui, les Brésiliens ont compris l’importance de leur vote pour la préservation de la démocratie. Des scènes de liesse ont suivi l’annonce des résultats, notamment sur l’avenue Paulista à Sao Paulo et dans le centre de Rio de Janeiro.
Flavio Bolsonaro dénonce le scrutin
La journée électorale a cependant été marquée par plusieurs tensions. À la suite d’une décision d’un juge du Tribunal suprême fédéral, les opérations de vote ont été prolongées de deux heures dans l’ensemble du pays. L’équipe de Lula avait notamment dénoncé le retrait de certains bus de la circulation, estimant que cette situation avait empêché des électeurs de rejoindre les bureaux de vote, notamment dans le Nordeste. Le camp Bolsonaro avait également réclamé davantage de temps en raison de mauvaises conditions météorologiques. Après l’annonce des résultats, Flavio Bolsonaro a rejeté l’issue du scrutin. Depuis Brasilia, il a dénoncé une « magouille » et estimé qu’il lui était « impossible de reconnaître les élections ». Il entend demander l’annulation du scrutin, affirmant que plusieurs éléments doivent encore être éclaircis.




















