Le Coordonnateur des ministres conseillers, Janvier Yahouédéou était dimanche 14 décembre dernier, l’invité de l’émission Zone franche de Canal 3 Benin. La tentative de coup d’Etat déjouée a constitué le chou gras de ce grand oral.
Abordant la question, le ministre Janvier Yahouédéou a condamné cette tentative de coup d’Etat qui aurait pu basculer notre pays et compromis sa marche vers le développement. « Le calme est revenu, ça n’a pas été facile, c’est tout le système qui a été ébranlé » a affirmé l’invité de Franck Ahounou et Éric Guedenon. Evoquant les grandes leçons à tirer de ce malheureux événement, le ministre indique qu’il a été pour le commun des Béninois, l’occasion d’appréhender le sens de patriotisme du président Patrice Talon et son amour pour le pays. Il n’en veut pour preuve que le courage et la témérité de l’homme qui est resté aux côtés des Forces de défense et de sécurité au risque de se faire tuer. L’autre leçon que tire l’ancien parlementaire, est que cette tentative a montré à l’opinion nationale et internationale que le président Talon n’est pas impopulaire, autrement, le peuple serait sorti et aurait envahi les rues à l’appel des mutins. Par ailleurs, cette épreuve, selon le ministre conseiller donne l’occasion aux amoureux de coups d’Etat que ce n’est pas une bonne chose et que même ceux qui encouragent les coups d’Etat ne seront pas à l’abri des conséquences. « Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour que plus jamais cela n’arrive » a martelé Janvier Yahouédéou. Pour lui, les réformes opérées, quoique certaines d’entre elles soient perfectibles, ne sauraient justifier cette tentative de déstabilisation du pays. Il a soutenu que le grand problème du Bénin, est sa réussite, ses succès, toutes choses qui gênent qui là où d’autres peinent à décoller.
Récriminations des mutins
Pour justifier leur coup, les mutins se sont fendus d’une déclaration faite sur la télévision nationale et dans laquelle, ils s’en sont vertement pris à la gouvernance de Patrice Talon et font un certain nombre d’exigences. Le coordonnateur des ministres conseillers a balayé du revers de la main ces récriminations tout en faisant observer que les réformes opérées par le président de la république n’ont pas épargné l’armée. Pour Janvier Yahouédéou, il s’agit purement d’arguments pour déstabiliser. Relativement à la rigueur reprochée à Patrice Talon dans la conduite des réformes, l’invité de Zone franche a soutenu que rien de bon ne pourrait se faire sans un minimum de rigueur. Une rigueur qui n’a pas manqué de porter ses fruits selon Janvier Yahouédéou qui met au défi tout bon observateur averti de l’actualité de lui démontrer s’il y a un pays de la sous-région qui a réalisé les mêmes progrès que le Bénin en dix ans.
Implication de l’Aes ?
Janvier Yahouédéou se dit persuadé que le coup d’Etat est préparé depuis un bon moment depuis l’étranger quand bien même c’est des bras béninois qui ont été utilisés aux fins. Le coordonnateur des ministres conseillers soutien que les instigateurs du coup d’Etat étaient sûrs que ça allait marcher, raison pour laquelle, ils se sont lancés dans des manœuvres des manipulation visant à semer la confusion ou légitimer le coup même après l’échec du putsch. C’est selon lui, la preuve que le cas béninois dérange. « Le but recherché, c’est de déstabiliser le Bénin » a-t-il alerté. « Ils ont échoué, ils ont envie d’entraîner le Bénin dans leur échec. Ça ne va pas marcher » a laissé entendre Janvier Yahouédéou.
Les défis des prochains mois
Après le revers subis par les putschistes dans leur basse manœuvre, le défi des prochains mois devrait être selon Janvier Yahouédéou, à l’unité nationale. « Ce qui nous est arrivé devrait amener à laisser nos petites querelles et nous devons tous nous unir pour combattre toute tentative de coup d’Etat. » Une attitude déjà révélée le dimanche 7 décembre dernier et qui devrait se renforcer davantage dans les prochains mois.
Relativement au calendrier électoral, le coordonnateur des ministres conseillers confie qu’il n’y aura pas de changement fondamental. « Les élections vont se tenir à bonne date comme prévu, tout se passera normalement » a assuré l’invité de Zone franche. Pour lui, il faudra accompagner le prochain président de la république et l’encourager dans la poursuite de la dynamique entreprise par Patrice Talon. « Il (le prochain président ndlr) a l’avantage de ne pas avoir à apprendre le job » a laissé entendre Janvier Yahouédéou pour qui le prochain président aura l’avantage de desserrer la ceinture.
Gabin Goubiyi




















