Du 15 au 19 décembre 2025, le Bénin participe à la 11ème session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (Cosp11), organisée à Doha, au Qatar. La délégation béninoise entend y réaffirmer l’engagement du pays en faveur de la transparence, de l’intégrité et de la bonne gouvernance.
Le Bénin prend part, depuis hier lundi 15 décembre 2025 et ce jusqu’ au 19 décembre 2025 à Doha, à la onzième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (Cosp11). Cette rencontre internationale majeure réunit les États signataires autour des enjeux liés à la prévention, à la répression et à la coopération internationale en matière de lutte contre la corruption. La délégation béninoise est conduite par Jacques Acheffon Migan, Haut-Commissaire à la prévention de la corruption (Hcpc). Elle comprend également Gratias Gwladys Gnacadja Houessou, procureur du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Cette session fait suite à la dixième conférence tenue à Atlanta en décembre 2023. Elle aborde plusieurs thématiques prioritaires, notamment l’examen de l’application de la Convention, le recouvrement des avoirs, la coopération internationale, la prévention, l’assistance technique et le suivi des recommandations issues de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée à la corruption, organisée du 2 au 4 juin 2021.
Des réformes institutionnelles mises en avant
À la tribune de la Cosp11, le chef de la délégation béninoise, Jacques Migan a rappelé les avancées réalisées par le pays, en particulier l’opérationnalisation, en 2024, du Haut-commissariat à la prévention de la corruption (Hcpc). Cette institution est chargée des missions de prévention, de détection et de signalement des actes corruptifs. « Le Bénin demeure pleinement engagé dans la promotion de l’intégrité, de la redevabilité et de la transparence », a déclaré Jacques Acheffon Migan devant les participants. Plusieurs actions ont été menées, notamment des campagnes de sensibilisation ciblant différents groupes sociaux, le renforcement des capacités des acteurs publics et la participation à des rencontres sous-régionales et internationales. Dans le contexte de la préparation des élections générales de 2026, le Hcpc a également lancé une vaste campagne nationale contre la corruption et les fraudes électorales.
Des résultats reconnus à l’international
Ces efforts ont contribué à améliorer la position du Bénin sur les classements internationaux. Selon l’Enquête sur le Budget Ouvert 2023, le pays occupe le deuxième rang africain et la première place dans l’espace francophone mondial, avec un score de 79/100. Dans l’Indice de perception de la corruption 2024 de Transparency International, publié en février 2025, le Bénin est classé premier dans l’espace Uemoa et septième en Afrique.
Coopération et recouvrement des avoirs
La participation à la Cosp11 permet également au Bénin de s’impliquer dans le lancement d’un nouveau cycle du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention. Le pays plaide pour une réforme de ce mécanisme afin de renforcer la transparence, le suivi des recommandations et l’assistance technique. En matière de recouvrement des avoirs, le Bénin a mis en place l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs), chargée de la gestion et de la valorisation des biens saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales. En marge de la conférence, la délégation béninoise a noué des partenariats avec plusieurs pays, dont l’Inde, le Maroc et la Chine, en vue de partager des expériences et de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la corruption.
Léonce Adjévi
















