La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) a procédé, jeudi 5 mars, à la clôture de la formation itinérante destinée aux professionnels des médias sur la couverture médiatique des élections générales de 2026. Organisée avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), la session s’est déroulée pendant quatre jours et a permis aux participants de renforcer leurs compétences sur les enjeux et exigences du traitement de l’information en période électorale.
À l’occasion de la cérémonie de clôture, le secrétaire général de la Haac, François Awoudo, a fait la synthèse des échanges qui ont marqué les travaux. Selon lui, les discussions ont permis d’analyser les multiples dimensions du rôle des médias dans le processus électoral. Il a souligné qu’une conviction majeure s’est dégagée des travaux ; la qualité du processus démocratique dépend en grande partie de la qualité de l’information mise à la disposition des citoyens. Au cours du séminaire, les participants ont notamment réfléchi sur la place des médias en période électorale. Les communications ont rappelé que la presse, au-delà de sa mission d’information, constitue un acteur essentiel pour garantir la transparence, l’équilibre et l’apaisement du débat public. Informer avec exactitude, vérifier les sources et assurer un traitement équilibré de l’information ont été présentés comme des exigences professionnelles, mais aussi comme une responsabilité démocratique. Les travaux ont également abordé les questions liées à la logistique électorale et à la centralisation des résultats. Ces échanges ont permis aux journalistes de mieux comprendre la complexité technique et organisationnelle du processus électoral. Une connaissance approfondie de ces mécanismes, ont souligné les formateurs, contribue à éviter les interprétations hâtives, les annonces prématurées ou encore les analyses approximatives susceptibles de perturber l’opinion publique. D’autres modules ont porté sur le contentieux électoral, notamment celui relatif à l’élection présidentielle et aux infractions liées aux scrutins. Les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias de maîtriser le cadre juridique régissant les recours et les décisions des juridictions compétentes, afin de traiter ces questions sensibles avec prudence et rigueur. La formation a également mis l’accent sur les principes fondamentaux de la déontologie journalistique, notamment la vérification des sources, le respect du pluralisme, l’équité dans l’accès aux médias et la responsabilité dans le choix des mots et des images, particulièrement dans un contexte marqué par la rapidité de diffusion de l’information sur les réseaux sociaux. En clôturant les travaux au nom du président de la Haac, la directrice de cabinet, Katia Kérékou-Laourou a salué l’engagement des participants et remercié l’Oif pour son soutien financier et institutionnel. Elle a rappelé que les médias jouent un rôle déterminant dans le renforcement de la confiance des citoyens envers les institutions et le processus électoral. Elle a par ailleurs exhorté les professionnels des médias à faire de cette formation un point de départ pour améliorer leurs pratiques, afin de contribuer à des élections apaisées, crédibles et transparentes en 2026.
Léonce Adjévi


















