Les femmes de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ne sont pas restées en marge de la commémoration de l’édition 2026 de la Journée internationale des droits de la femme. Réunies le mardi 10 mars 2026, elles ont mené des réflexions sur les places de la justice sociale, de l’engagement personnel et du collectif à l’excellence dans la promotion des droits des femmes en milieu professionnel.
Pour la Journée internationale des droits de la femme, l’heure n’a pas été seulement aux réjouissances chez le personnel féminin de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Profitant de l’occasion, ces femmes, toutes vêtues du pagne choisi pour l’occasion, ont partagé un moment de communion et de réflexion autour du thème « Droits et justice : actions pour toutes les femmes et les filles ». Une thématique qui a permis d’appeler la gent féminine à un engagement concret en faveur de l’égalité. Bien plus qu’une simple célébration, ce canal d’échanges et de festivités a été un véritable bilan d’étape dans le but de prendre de nouvelles résolutions et d’établir des perspectives aux fins que les femmes soient davantage impliquées dans les instances de prise de décision du secteur de l’énergie. Représentant la présidente de l’Amicale des femmes agents de la Sbee, Zita Mehissou a invité ses pairs à regarder au-delà des fleurs et des célébrations symboliques, car insiste-telle, les droits des femmes ne sauraient être considérés comme des privilèges accordés par la société. « Ce sont des droits humains, universels et inaliénables », a-t-elle insisté. Pour la représentante de l’Amicale, parler de droits implique nécessairement de parler de justice, une justice qui doit mettre fin à l’impunité face aux violences, qu’elles soient conjugales ou professionnelles, mais aussi combattre les discriminations. « Le plafond de verre ne doit plus être une fatalité, mais un vestige du passé », a-t-elle souhaité. A sa suite, la directrice des Ressources humaines par intérim, Gloria Kokouvi est revenue sur la responsabilité professionnelle des femmes dans l’entreprise. A son dire, la reconnaissance passe d’abord par la compétence et la performance. « L’égalité n’est pas une question de quotas, mais de compétence », a-t-elle affirmé. Qu’elles soient techniciennes sur le terrain, agents d’exécution ou cadres, les femmes de la Sbee sont appelées à viser l’excellence. Dans un monde professionnel en constante mutation, elle a également encouragé les femmes à renforcer leurs capacités à travers formation continue, développement des compétences et un esprit d’initiative.
L’engagement des femmes de la Sbee salué
La secrétaire générale de la Sbee, Edwige Adohozin Hountondji, a pour sa part, insisté sur la nécessité d’avoir beaucoup de femmes dans le secteur de l’énergie, traditionnellement dominé par les hommes. « Lorsque vous placez une femme à un poste de responsabilité, elle y apporte toujours une touche particulière », a-t-elle indiqué. Par ailleurs, elle a salué les efforts de l’administration qui accompagne les initiatives féminines et encourage leurs projets. Pour finir, le directeur général, Hyppolyte Ebagnitchié, a rendu un hommage particulier à l’engagement des femmes de la Sbee. « Le rôle que vous jouez est connu et reconnu », a-t-il affirmé, tout en réitérant le soutien de la direction générale aux initiatives visant à renforcer la cohésion et la solidarité au sein du personnel. Cette célébration constitue à la fois un moment de reconnaissance, de partage et de réflexion sur la contribution des femmes au développement de l’entreprise, retient-il. À la suite de son intervention, il a présenté un panorama des engagements, défis et perspectives de la société, mettant en lumière les attentes de la direction générale à l’endroit du personnel. Les festivités de la Jif se sont axées sur deux panels dont le premier portant sur « Justice, droits et bien-être : les clés d’une santé épanouie du personnel féminin à la Sbee « . Le second est intitulé « La famille comme vecteur d’action pour la valorisation des droits et la justice des filles et des femmes dans la société ». Des échanges qui ont permis de cogiter davantage sur la place des femmes dans le monde du travail et sur les conditions de leur épanouissement.
















