À l’initiative du mouvement Cap 2026, une rencontre citoyenne s’est tenue mercredi 1er avril 2026 à Porto-Novo pour présenter aux artisans, enseignants, étudiants et jeunes entrepreneurs les grandes lignes du projet de société du duo Wadagni-Talata. Pendant plusieurs heures, les soutiens du candidat de la majorité présidentielle ont détaillé les priorités et les ambitions portées pour le Bénin à l’horizon 2030-2033.
Le mouvement Cap 2026 a réuni, à Porto-Novo, un public composé d’acteurs socio-professionnels de l’Ouémé-Plateau autour du thème « Vos enfants reviennent vers vous ». Présentée comme une rencontre familiale et intergénérationnelle, la séance visait à expliquer, de manière pédagogique, le contenu du projet de société du duo Wadagni-Talata. Structurée en trois séquences, la rencontre a d’abord retracé la genèse de Cap 2026 et les motivations de ses membres. Les intervenants ont mis en avant les performances économiques enregistrées ces dix dernières années : croissance en hausse, infrastructures routières, emplois à la Gdiz, triplement du budget national, construction du Chic et progression de l’inclusion financière. Pour eux, ces résultats constituent la base sur laquelle s’appuie l’ambition de poursuivre les réformes. La deuxième séquence a permis de projeter des capsules thématiques portant sur la santé, l’accès au crédit, l’agriculture, l’emploi et la formation. Les animateurs ont insisté sur des solutions « chiffrées et concrètes » adaptées aux réalités locales.
Trois priorités et un axe technologique transversal
La présentation du programme s’est ensuite articulée autour de trois priorités majeures. La première concerne le bien-être social : réforme du système de santé, généralisation de l’assurance maladie, modernisation des infrastructures hospitalières, digitalisation du parcours scolaire et renforcement de la protection sociale. L’accès à l’eau potable, la nutrition, le sport et la rénovation urbaine figurent également parmi les axes annoncés. La deuxième priorité vise la transformation économique. Le projet prévoit une agriculture modernisée par la mécanisation et l’irrigation, un appui accru au financement agricole et le développement d’unités industrielles de transformation. L’énergie, les infrastructures de transport et le tourisme sont présentés comme des leviers essentiels pour soutenir la croissance et favoriser l’émergence de champions nationaux. La troisième priorité porte sur la cohésion nationale et la sécurité. Modernisation du processus électoral, renforcement du dialogue citoyen, réforme de la justice et équipement accru des forces de défense figurent parmi les engagements évoqués. En fil conducteur, la digitalisation occupe une place centrale : développement de data centers, formation aux métiers de l’intelligence artificielle et extension des services numériques jusque dans les communes les plus reculées. La rencontre s’est achevée par un rappel de réalisations déjà enregistrées, notamment les crédits « 48h » du projet Alafia, la construction du Chic et les infrastructures routières. Pour les organisateurs, ces acquis constituent « la preuve avant la promesse » et traduisent la volonté d’inscrire l’action dans la continuité.
Abdourhamane Touré



















