Du 15 au 17 avril 2026, Bohicon a abrité la 3ème édition des « Classes de la Mode », une initiative clé de l’institut de mode Ok Fashion et des élites des métiers de la mode soutenue par le Fonds de développement de l’artisanat (Fda). Cet événement a permis de former des centaines d’artisans couturiers du Zou, transformant leurs ateliers en entreprises compétitives. La clôture a réuni des acteurs majeurs du secteur, dont le Dr Jacob Affora (directeur départemental du tourisme, de la culture et des arts), le proviseur du Lycée Technique de Bohicon, Corentin Akpakouin, et le directeur Cfpa de Zê, Anani Grégoire, marquant un soutien institutionnel fort. Oslo Nassi Adjakidje, promoteur de l’événement, a salué le rôle du Fda. Cet appui technique et managérial vise à faire passer les couturiers du statut d’ouvriers à celui de chefs d’entreprise, tout en promouvant le leadership féminin et des techniques de teinture innovantes, réduisant ainsi la précarité du secteur. Encadrés par Rosy Sed et Martine Vidjannagni au sein de Miracle Hôtel, les artisans ont renforcé leurs compétences en gestion et résilience économique. L’implication du Fda permet non seulement de démocratiser l’accès à une expertise de haut niveau, notamment sur le leadership féminin et les techniques de teinture innovantes, mais elle garantit également une structuration durable du secteur. En facilitant ce passage de « l’ouvrier » au « chef d’entreprise », le fonds participe activement à la réduction de la précarité dans les métiers de la main. Venu de toutes les communes du département, le collectif des artisans, représenté par ses différents présidents, a témoigné de la pertinence de ce programme. Les participants ont exploré des thématiques cruciales à savoir le savoir-être managérial pour une gestion rigoureuse des ateliers, la résilience économique à travers la valorisation des savoir-faire traditionnels comme la teinture et l’équilibre de vie pour un leadership féminin épanoui.
Vers une pérennisation du modèle
Sous l’œil bienveillant de Maxime Ahindé, ces journées de réflexion et de pratique laissent derrière elles des artisans transformés. L’engouement suscité et la satisfaction affichée par les bénéficiaires lancent un message clair aux décideurs : le besoin en renforcement de capacités est immense. Alors que les rideaux tombent sur cette édition 2026, les regards se tournent déjà vers l’avenir, avec l’espoir de voir ce modèle de « Classes de la Mode » se dupliquer sur l’ensemble du territoire national.
Sergino Lokossou

















