Le Directeur général du Centre national de sécurité routière (Cnsr), Ariel Sacramento, a procédé le jeudi 23 avril au lancement officiel de l’édition 2026 de la Semaine nationale de la courtoisie au volant. La cérémonie, organisée à Abomey-Calavi, s’est déroulée en présence du maire de la commune, Dr Nathanaël Koty, du Directeur général de l’Anatt, des acteurs institutionnels du secteur des transports et de nombreuses organisations de la société civile engagées pour la sécurité routière dont les syndicats et associations de transporteurs et d’autoécoles.
Placée sous le thème « Auto-moto : roulons ensemble », cette campagne nationale vise à promouvoir des comportements responsables et respectueux entre les différents usagers de la route, dans un contexte où les accidents de la circulation continuent de représenter un défi majeur au Bénin.
Un appel fort à la responsabilité collective
Dans son intervention, le président de la Fédération nationale des organisations pour la sécurité routière (Fénoser), également Secrétaire général de Octavic Bénin, a exprimé sa profonde préoccupation face à la recrudescence des accidents. Il a appelé les conducteurs, notamment les motocyclistes et transporteurs, à renforcer leurs actions de sensibilisation et à adopter des attitudes responsables. « La route se partage », a-t-il insisté, invitant chacun à faire preuve de civisme et de respect mutuel.
Le représentant du Directeur de la sécurité publique de la Police républicaine a, pour sa part, salué l’initiative du Cnsr. Il a rappelé que la lutte contre l’insécurité routière ne peut reposer uniquement sur la répression, mais doit avant tout passer par un changement de comportement. « Derrière chaque usager, se trouve une vie humaine à préserver », a-t-il martelé, appelant à éviter les comportements agressifs et à privilégier la courtoisie, notamment envers les usagers vulnérables.
La formation et la réforme au cœur de la stratégie
Intervenant à son tour, le Directeur général de Agence nationale des transports terrestres (Anatt) a mis en lumière les réformes en cours dans le secteur. Il a évoqué la digitalisation du système de délivrance du permis de conduire, ainsi que l’introduction d’outils permettant un meilleur suivi des apprenants dans les auto-écoles. Selon lui, l’évaluation du comportement responsable des candidats devient désormais un élément central du processus d’obtention du permis. Il a dénoncé des pratiques courantes révélatrices d’un manque de courtoisie, telles que les dépassements dangereux, le non-respect des couloirs de circulation ou encore les insultes entre conducteurs. Il a ainsi exhorté les usagers à faire preuve de tolérance et de patience afin de favoriser une cohabitation apaisée sur les routes.
La courtoisie, socle de la sécurité routière
Définie comme l’ensemble des attitudes bienveillantes d’un usager envers les autres, la courtoisie apparaît comme un levier essentiel pour réduire les accidents. Pour le Cnsr, il s’agit de replacer l’humain au cœur de la circulation routière. Dans son discours de lancement, le Directeur général du Cnsr a réaffirmé la détermination de son institution à innover face aux défis persistants. « Tant que les accidents continueront de coûter des vies, nous poursuivrons nos efforts », a-t-il déclaré, soulignant que le changement durable passe par l’éducation et la sensibilisation.
Une mobilisation nationale
La Semaine nationale de la courtoisie au volant se déroulera sur toute l’étendue du territoire national, avec l’appui des organisations de la société civile, des syndicats de transporteurs, des associations d’auto-écoles et des réseaux engagés dans la sécurité routière. Cette mobilisation multisectorielle traduit une conviction partagée : la sécurité routière est l’affaire de tous, et la courtoisie en est le fondement. À travers cette initiative, les autorités entendent impulser un changement durable des comportements, afin de faire des routes béninoises des espaces plus sûrs et plus humains.

















