Speak up Africa associe journalistes et créateurs de contenus dans la lutte contre le paludisme. Le vendredi 24 avril 2026, à Cotonou, il a organisé à leur endroit, un atelier de storytelling. L’initiative qui s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme vise à renforcer la sensibilisation via les réseaux sociaux.
« Zéro Palu ! Je m’engage ». Speak up Africa veut inscrire les journalistes et les créateurs de contenus dans cette dynamique. A cet effet, il a organisé à leur intention, un atelier de storytelling. L’objectif, est de les outiller en vue d’offrir des contenus qui vont capter l’attention du public en particulier celle des jeunes. La séance s’inscrit donc dans une approche de mobilisation de toutes les couches de la société. Elle vise notamment à renforces les capacités des journalistes et des créateurs de contenus afin de transformer les messages de santé publique en récits accessibles et engageants sur les plateformes numériques. En effet, dans un contexte marqué par la baisse des financements internationaux, Speak up Africa œuvre pour une mobilisation des acteurs (gouvernements, société civile, partenaires et communautés), afin de lutter efficacement contre la malaria. « Le paludisme est une maladie qui affecte particulièrement notre continent. Environ 95 % des cas et des décès sont enregistrés en Afrique », a martelé Maelle Ba, Senior communications manager de Speak up Africa. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont plus exposés. Véritables plateformes d’information et de distraction, les réseaux sociaux apparaissent aujourd’hui comme un outil stratégique pour faire passer des messages. « Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs sont constamment exposés à une multitude d’informations. Le storytelling permet de partager des émotions et des histoires. On ne retient pas seulement des chiffres, mais surtout des récits », explique Maelle Ba. Participant à l’atelier de storytelling, Astrid Djidjoho Malangué, experte en communication en influence marketing, créatrice de contenu et animatrice télé confie que la création de contenus constitue un puissant vecteur de sensibilisation.
« La création de contenu repose sur des histoires que l’on raconte. En partageant des expériences ou des situations vécues, les gens peuvent s’identifier et se sentir concernés. On ne parle plus uniquement de chiffres, mais de réalités humaines », explique-t-elle. Elle estime que le storytelling permet de rendre les messages de santé publique plus accessibles et plus impactants. Au cours de cette rencontre, le rapport sur le paludisme en Afrique francophone a été présenté. Il mentionne que 13% de la population mondiale exposées au risque de paludisme vit dans les pays francophones, mais plus de 42 % des cas et 40 % des décès y sont enregistrés. En 2024, près de 118 millions de cas y ont été recensés.
Odi I. Aïtchédji



















