Après deux éditions expérimentales réussies à Abomey-Calavi, le promoteur de « Parana City Vogue », Rodrigue Emmanuel Avocè, a dévoilé la vision de ce concept lors d’une conférence de presse tenue le samedi 2 mai 2026. L’initiative mise sur la rue pour démocratiser la mode locale.
L’effervescence créative qui parcourt le Bénin trouve désormais un écho singulier sur le pavé. Portée par une jeunesse résolue à marquer son temps, l’initiative « Parana City Vogue » s’impose comme un vecteur d’affirmation culturelle. Ce projet, né en novembre 2025, a fait l’objet d’un grand déballage médiatique ce week-end. Sous la houlette de son promoteur, Rodrigue Emmanuel Avocè, plus connu sous le pseudonyme de « Manouton », l’équipe organisatrice a détaillé les objectifs d’un événement qui entend révolutionner les codes vestimentaires nationaux. L’essence de ce rendez-vous réside dans une volonté de briser les barrières élitistes souvent associées aux défilés traditionnels. En installant la mode au cœur de l’espace public, Parana City Vogue cherche à célébrer une liberté d’expression totale. « Le concept de la rue est né dans l’intention de valoriser la liberté d’expression à travers le code vestimentaire », a précisé Rodrigue Emmanuel Avocè pour justifier cette approche hors les murs. Pour les initiateurs du projet, la rue constitue le podium idéal pour refléter la réalité sociale et le talent des créateurs locaux. C’est cette accessibilité qui définit l’Adn de l’événement. « La rue n’a pas de limites. La rue n’a pas de barrières. La rue est ouverte à tout le monde. C’est tout le monde qui l’utilise. Et c’est comme ça qu’on voudrait que la mode aussi se voit au Bénin », a soutenu le responsable de Parana City Vogue devant les professionnels des médias. Le succès des deux premiers numéros, organisés dans le quartier Parana à Abomey-Calavi, conforte l’équipe dans sa stratégie de croissance. L’ambition est de pérenniser le mouvement et atteindre le cap des dix éditions. Au-delà de l’aspect visuel, il s’agit d’une quête de reconnaissance intergénérationnelle. « C’est comme ça qu’on aimerait que nos parents nous voient en tant que jeunes dans notre code vestimentaire », a conclu le promoteur, soulignant ainsi la portée sociale de cette tribune dédiée au savoir-faire local.
Karol B. Sékou (Coll)
Le Matinal du 16 septembre 2022




















