La salle de réunion de la mairie de Natitingou a accueilli une importante séance d’échanges initiée par l’Action civilo-militaire (Acm). Cette rencontre a mobilisé les Chefs d’arrondissement, les leaders religieux, les femmes leaders ainsi que les chefs quartiers de la commune autour des enjeux sécuritaires et sociaux auxquels sont confrontées les populations.
À l’ouverture des travaux, N’dah Tido Norbert, Premier adjoint au Maire de la commune de Natitingou, a salué l’initiative de l’Action civilo-militaire qui, selon lui, constitue une démarche salutaire de rapprochement entre les Forces de défense et de sécurité et les communautés à la base. Dans son intervention, il a rappelé que la sécurité est une responsabilité partagée et que la collaboration entre les populations et les forces armées demeure indispensable pour préserver la paix et la cohésion sociale dans la commune. Il a également invité les participants à une implication active dans les échanges afin que les préoccupations réelles des communautés soient prises en compte. Le Premier adjoint au Maire a par ailleurs exprimé sa reconnaissance aux Forces armées béninoises pour les efforts consentis dans la sécurisation des populations, particulièrement dans le contexte actuel marqué par les menaces terroristes dans les régions septentrionales du pays. Prenant ensuite la parole, le chef de l’unité Action civilo-militaire, le capitaine major Jeannot Houehounou a présenté les missions de cette unité spécialisée de l’armée, essentiellement tournée vers l’interaction avec les populations civiles. « La guerre, ce n’est pas que les armes. Les armes ont leurs limites. Il faut aussi apporter des solutions concrètes aux préoccupations des populations », a-t-il affirmé. Selon lui, les actions sociales menées par l’Acm participent pleinement à la lutte contre l’insécurité en répondant aux besoins prioritaires des communautés affectées par la situation sécuritaire. Il a expliqué que l’objectif principal est d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les populations vivant dans les zones touchées par le terrorisme. Le responsable de l’Acm a souligné que les opérations militaires offrent également l’occasion d’être davantage en contact avec les populations afin de mieux comprendre leurs réalités quotidiennes et identifier les leviers d’actions nécessaires. Les domaines d’intervention de l’Action civilo-militaire concernent principalement l’accès à l’eau potable, l’éducation et la santé, des secteurs jugés essentiels pour améliorer les conditions de vie des populations. Les différents participants ont salué cette approche de proximité qui favorise l’écoute, le dialogue et le renforcement de la confiance entre les communautés et les Forces de défense et de sécurité.
G. A.
(Br Atacora-Donga)


















