Un séminaire parlementaire d’imprégnation et d’appropriation du projet de loi sur l’environnement en République du Bénin s’est tenu le vendredi 15 mai 2026 à la Vallée de Sitatunga de Zinvié, dans la commune d’Abomey-Calavi. Les députés de la 10e législature ont pris part à cette rencontre organisée par la Commission du plan, de l’équipement et de la production de l’Assemblée nationale, avec l’appui technique et financier du ministère du cadre de vie et des Transports chargé du développement durable. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Joseph Djogbénou, en présence du président de la Commission du plan, Amavi Joseph Anani, ainsi que de la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie, Jeanne Adanbiokou Akakpo.
Dans son mot de bienvenue, le président de la Commission du plan, de l’équipement et de la production, Amavi Joseph Anani, a rappelé que ce séminaire intervient après l’atelier d’immersion des députés de la 10e législature tenu à Agoué. Il a expliqué que cette rencontre vise à permettre aux parlementaires de mieux comprendre les innovations contenues dans le projet de loi sur l’environnement transmis à l’Assemblée nationale par le gouvernement à travers le décret n°2025-383 du 2 juillet 2025. Selon lui, ce cadre d’échanges permettra aux députés « d’approfondir la politique gouvernementale en matière d’environnement » et de mieux cerner les enjeux du texte avant son examen en commission puis en plénière. A sa prise de parole au nom du ministre du Cadre de vie et des transports chargé du développement durable, Jeanne Adanbiokou Akakpo a insisté sur l’importance de la protection de l’environnement, qu’elle a qualifiée d’« exigence constitutionnelle ». Elle a rappelé que l’article 27 de la Constitution béninoise garantit à chaque citoyen le droit à un environnement sain, satisfaisant et durable. Elle a présenté les principaux axes du projet de loi, notamment le renforcement des procédures d’évaluation environnementale, la préservation de la biodiversité, la gestion des pollutions et des déchets, l’adaptation aux changements climatiques ainsi que la gouvernance participative. La représentante du ministère a également mis en avant plusieurs innovations du texte, parmi lesquelles la prise en compte des changements climatiques, des déchets dangereux, des équipements électriques et électroniques, ou encore la promotion de l’économie verte. Elle a souligné que le projet de loi s’inscrit dans les orientations du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. En ouvrant les travaux, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a qualifié le projet de loi sur l’environnement de « l’un des textes les plus importants de la République ». Pour lui, la question environnementale touche directement à la vie des générations présentes et futures. « Dieu nous a donné une maison, la nature. Et notre devoir, c’est de l’entretenir », a déclaré le président du Parlement, appelant les députés à réfléchir aux mécanismes permettant de préserver et transmettre l’environnement dans de meilleures conditions. Joseph Djogbénou a également plaidé pour une réforme cohérente et globale du cadre juridique béninois. Il a souligné les liens existants entre le futur code de l’environnement et d’autres textes législatifs, notamment le code foncier et domanial, le code forestier, le code douanier ainsi que les dispositions relatives à la protection de la faune et de la flore. « Nous ne réformons pas de manière partielle ou parcellaire. Réformons de manière holistique », a-t-il insisté, invitant le gouvernement à intégrer les autres textes connexes dans les réflexions parlementaires. Il est à rappeler qu’au cours du séminaire, plusieurs communications ont été présentées. Il s’agit de l’état des lieux du cadre juridique de l’environnement au Bénin ; la vision stratégique du gouvernement dans le domaine environnemental et les innovations majeures contenues dans le projet de loi sur l’environnement.
Léonce Adjévi


















