Le Conseil des ministres en sa session du mercredi 13 mai 2026 a marqué son accord pour la réalisation d’une mission complète dans le cadre du projet de réaménagement de l’embarcadère de Ganvié. Il a été présidé par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
Le gouvernement béninois a fait un pas de plus vers le réaménagement de l’embarcadère de la Cité lacustre de Ganvié. Lors du Conseil des ministres du mercredi 13 mai 2026, il a donné son accord pour la réalisation d’une mission complète dans le cadre du projet de réaménagement de l’embarcadère de Ganvié. En effet, au cours du Conseil des ministres du 04 mars 2026, la « Cité lacustre de Ganvié » a été hissée au rang de bien culturel du patrimoine béninois. Cette décision s’inscrit dans le projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié ». De plus, l’un des crédos du président Patrice Talon portés par le Programme d’actions du gouvernement est de « faire du tourisme un levier de développement économique et le principal outil de rayonnement du Bénin à l’international », et partant, l’un des piliers majeurs de l’économie nationale en pleine transformation structurelle. C’est à juste titre que Ganvié a été surnommée la « Venise de l’Afrique », une fabuleuse cité lacustre présentant des atouts touristiques indéniables pour le Bénin. Malheureusement, la Cité lacustre de Ganvié doit faire face à certains défis, car elle est actuellement confrontée à des transformations rapides liées à la pression démographique, à l’évolution des modes de vie, aux dynamiques économiques ainsi qu’aux menaces environnementales, notamment la pollution du lac, la dégradation des écosystèmes et les effets du changement climatique, en même temps qu’elle doit préserver un attrait déjà à l’embarcadère. Outre cela, les lieux ne sont véritablement pas à la hauteur de cette réputation et la manne touristique ne répond pas aux standards internationaux qui caractérise le régime de la Rupture ; et partant l’offre mérite rénovation et amélioration. Pour réinventer cette cité lacustre, l’équipe du président Patrice Talon a fait des efforts et des investissements colossaux. Ainsi le Projet « Réinventer la Cité lacustre de Gnavié » a été mis en place et l’objectif est de régler ces problèmes pour préserver et valoriser le patrimoine culturel de cette cité inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco, tout en améliorant durablement les conditions de vie de ses populations en même qu’en faire une vitrine du tourisme lacustre, une destination authentique, atypique et originale. La vision qui motive ces actions est de « faire de Ganvié une vitrine du tourisme lacustre, une destination authentique, atypique et originale », ce qui passe aussi par la réalisation d’énormes chantiers pour adresser tous les compartiments du site. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, différents sous-projets sont, selon leur niveau de maturité, en phase « travaux » ou à l’étape de finalisation des études architecturales et techniques. Il s’agit entre autres, de la construction du système d’épuration des eaux usées domestiques, la rénovation/réhabilitation de l’embarcadère d’Abomey-Calavi, le balisage des chenaux secondaire et tertiaire qui s’inscrivent dans la dynamique de l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement dans ladite cité.
Les travaux envisagés pour l’embarcadère de Ganvié
C’est donc dans cette dynamique que le Conseil des ministres en sa session du mercredi 13 mai 2026 a marqué son accord pour la réalisation d’une mission complète dans le cadre du projet de réaménagement de l’embarcadère de Ganvié. Les travaux objet de la présente mission permettront notamment de doter l’embarcadère d’un dispositif provisoire de qualité devant améliorer l’accueil, l’orientation, l’attente, le confort, l’hygiène et la lisibilité du parcours visiteur, en cohérence avec les standards de la destination, de proposer une organisation claire des usages avec un embarcadère touriste et un embarcadère riverain distinct (ou clairement séparés dans le fonctionnement), afin de limiter les conflits d’usage, fluidifier les circulations et renforcer la sécurité et de concevoir une solution provisoire utilisable avant et pendant les travaux structurants, la solution attendue doit être déployée avant le lancement des travaux lourds et rester opérationnelle pendant leur exécution. Elle devra intégrer un dispositif transitoire de phasage, de maintien des accès, de signalisation, de sécurisation et de continuité de service pendant le chantier, et d’intégrer les fonctions essentielles d’exploitation et de service : espace accueil des visiteurs, espace repos pour les guides, toilettes, embarcadère touristes, embarcadères riverains, parking et espace de vente d’objets de l’artisanat, avec une logique d’exploitation simple, robuste et facile à maintenir. Cette décision établit à nouveau la cohérence de l’action gouvernementale qui fait foi que le président Talon et son gouvernement œuvrent à construire dans la durabilité à travers des projets, des actions et décisions structurantes.
Patrice Zoundé (Coll)

















