Le Centre culturel chinois au Bénin a accueilli, jeudi 14 mai 2026, une conférence-débat suivie d’une exposition photographique autour du thème : « La Chine, un modèle de développement pour les pays africains ? Cas de la République du Bénin ». Cette rencontre a mobilisé plusieurs autorités locales, élus municipaux, universitaires et acteurs de la société civile, venus réfléchir aux enseignements que les pays africains, notamment le Bénin, peuvent tirer de l’expérience chinoise en matière de développement économique et social.
Conférencier principal de l’événement, Simon Pierre Adovèlandé a retracé les grandes étapes de la transformation spectaculaire de la Chine depuis les réformes économiques engagées en 1978. Selon lui, le développement chinois ne peut être réduit à une simple question d’investissements massifs ou de croissance industrielle. Il repose avant tout sur une combinaison de facteurs stratégiques, notamment la qualité du leadership politique et la capacité des dirigeants à fédérer la population autour d’une vision commune. « La Chine a refusé de considérer la pauvreté comme une fatalité », a-t-il déclaré devant l’assistance. L’ancien diplomate a illustré son propos à travers plusieurs exemples concrets observés durant son séjour en Chine : des montagnes transformées en pôles touristiques, des zones autrefois enclavées connectées par des infrastructures modernes, ou encore des paysages naturels valorisés comme moteurs de développement local. Pour Simon Pierre Adovèlandé, la véritable force du modèle chinois réside dans une gouvernance fondée sur la vision à long terme, la continuité des politiques publiques et une endurance stratégique capable de produire des résultats sur plusieurs décennies.
Un parallèle avec la vision « Bénin 2060 Alafia »
Établissant un parallèle avec le contexte béninois, le conférencier a salué la vision prospective « Bénin 2060 Alafia, un monde de splendeur », lancée le 3 février 2026 par le président Patrice Talon. À ses yeux, cette ambition traduit une volonté affirmée de construire un modèle de développement durable dépassant les échéances politiques classiques et s’inscrivant dans une logique de transformation structurelle du pays. Simon Pierre Adovèlandé a également mis en avant les progrès enregistrés ces dernières années au Bénin dans les domaines des infrastructures, du numérique et de la gouvernance économique. Il estime que la dynamique portée par Romuald Wadagni s’inscrit dans cette continuité de modernisation et de projection à long terme.
Joël Samson Bossou

















