Le dossier de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale connaît un nouveau développement. Des députés de l’opposition ont saisi, lundi 8 juin 2026, le Conseil constitutionnel du Sénégal pour contester la légalité du retour de l’ancien Premier ministre au Parlement, selon des informations relayées par plusieurs médias sénégalais.
Dans leur recours, les parlementaires remettent en cause la décision ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son siège de député. Ils estiment que cette réintégration est contraire aux dispositions constitutionnelles relatives aux incompatibilités entre certaines fonctions publiques et le mandat parlementaire. Les requérants s’appuient notamment sur l’article 54 de la Constitution. Selon leur interprétation, la nomination d’Ousmane Sonko au poste de Premier ministre après son élection lors des législatives de 2024 avait automatiquement mis fin à son mandat de député. L’opposition considère dès lors que son retour au sein de l’hémicycle, puis son élection à la présidence de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026, soulèvent des interrogations quant au respect des principes constitutionnels, notamment celui de la séparation des pouvoirs. Les députés affirment par ailleurs avoir rencontré des difficultés pour accéder aux documents relatifs à cette procédure. Ils indiquent avoir sollicité, par voie d’huissier, la communication de l’acte de réintégration ainsi que du procès-verbal de la séance plénière du 26 mai, sans obtenir satisfaction. À travers cette saisine, les élus demandent au Conseil constitutionnel de se prononcer sur la conformité de la décision contestée à la Constitution et de veiller au respect des règles qui encadrent le fonctionnement des institutions de la République. La haute juridiction dispose désormais d’un délai maximal d’un mois pour examiner le recours et rendre sa décision.




















