En plaçant le tourisme au cœur de sa stratégie de croissance, le Président Wadagni vise un doublement de la contribution du secteur au Pib d’ici 2033. Porté par un investissement historique de plus de 1 250 milliards de Fcfa et l’objectif d’attirer 2,5 millions de visiteurs par an, ce projet de société s’impose comme une puissante machine à créer des emplois de masse pour la jeunesse et le nouveau moteur de la souveraineté économique du Bénin.
Et si le Bénin devenait le nouveau carrefour incontournable du tourisme ouest-africain ? C’est le pari audacieux que lance Romuald Wadagni dans son projet de société « Aller plus loin » (2026-2033). Avec l’ambition affichée de propulser le pays au rang de destination d’excellence prisée sur la scène internationale, le candidat met sur la table un plan d’investissement historique de 1 250 milliards de francs Cfa. L’objectif est de passer d’un tourisme de niche à un rayonnement mondial capable d’attirer 2,5 millions de visiteurs par an d’ici 2033. La valorisation des Vodun Days, le développement du littoral et la labellisation des « Villes et Villages de Splendeurs » sont au cœur d’une feuille de route pour transformer en profondeur l’économie nationale. Cette stratégie millimétrée veut faire de la richesse culturelle béninoise le premier moteur de sa croissance de demain. Passer d’un tourisme de découverte confidentiel à une véritable industrie de masse ne s’improvise pas, cela se finance. Pour donner corps à sa vision, le président Wadagni met les grands moyens. Romuald Wadagni prévoit d’allouer une enveloppe budgétaire historique de 1 250 milliards de francs Cfa au développement intégré du tourisme, de la culture et des arts. Cet investissement massif, détaillé sur la plateforme officielle Wadagni.bj, servira de carburant pour achever et pérenniser des chantiers colossaux, à l’instar du complexe de la Marina de Ouidah, de la modernisation de la cité lacustre de Ganvié ou encore des stations balnéaires d’Avlékété et de Grand-Popo. Loin d’être une simple annonce de campagne, cette manne financière ambitionne de structurer un écosystème ultra-compétitif, capable de rivaliser avec les plus grandes destinations du continent.
2,5 millions de visiteurs, le pari de l’accessibilité globale
Le cœur du réacteur de ce premier angle repose sur un indicateur de performance particulièrement audacieux : séduire 2,5 millions de visiteurs internationaux par an à l’horizon 2033. Un bond gigantesque quand on sait que le pays captait environ 350 000 voyageurs annuels avant le lancement de cette dynamique. Pour atteindre cette masse critique, la feuille de route mise sur une diversification agressive de l’offre. Elle prévoit notamment l’ouverture complète au tourisme de croisière et la transformation du Parc national des Monts Kouffè – Wari Maro en un sanctuaire de safari haut de gamme unique en Afrique de l’Ouest. En abaissant les barrières à l’entrée par des incitations fiscales ciblées, la stratégie entend saturer les carnets de commandes des opérateurs hôteliers et des agences de voyage.
Des emplois créés
Derrière l’effervescence culturelle et l’afflux de voyageurs, l’enjeu réel est avant tout macroéconomique. Le programme du président Wadagni est conçu pour faire du tourisme un moteur de croissance inclusive. L’objectif final est de doubler la contribution du secteur touristique au Produit Intérieur Brut (Pib) national. Cette hausse mécanique des recettes doit ruisseler directement dans l’économie réelle. En connectant les grands pôles urbains aux projets décentralisés, le président promet de générer massivement des emplois directs et indirects, offrant des débouchés concrets à la jeunesse béninoise, des guides locaux aux gestionnaires d’infrastructures en passant par les artisans d’art. Pour que la richesse touristique ne reste pas concentrée dans les seules vitrines côtières, la stratégie du président Wadagni mise sur une approche inédite à savoir la labellisation de pôles régionaux sous la bannière « Villes et Villages de Splendeurs ». Ce concept fort vise à transformer chaque région du Bénin en un micro-moteur de croissance économique en s’appuyant sur son identité propre. Qu’il s’agisse de valoriser l’architecture séculaire de Porto-Novo, les palais royaux d’Abomey, les collines de Dassa-Zoumé ou le patrimoine des Tata Somba dans l’Atacora, l’objectif reste le même. Créer des circuits immersifs et authentiques. Cette territorialisation de l’offre permet de retenir les visiteurs plus longtemps sur le territoire national tout en garantissant une répartition équitable des revenus du tourisme à travers tout le pays.
Une marque déposée, plusieurs artisans au cœur de la chaîne de valeur
Au-delà des infrastructures, ce maillage territorial puise sa force dans l’immatériel. Le programme prévoit de capitaliser massivement sur le rayonnement d’événements phares à portée internationale. Le succès retentissant des Vodun Days à Ouidah sert ici de modèle pour réhabiliter les arts et les traditions endogènes pour en faire des produits d’appel touristiques de premier plan. Cette diplomatie culturelle et religieuse ne se limite pas aux côtes. Chaque « Ville de Splendeur » est appelée à structurer son propre calendrier festivalier et patrimonial, créant ainsi une offre disponible 365 jours par an pour les voyageurs du monde entier et de la sous-région.La réussite de ce modèle décentralisé repose avant tout sur l’humain. Loin de concevoir un tourisme hors-sol réservé aux grands complexes hôteliers, le projet de société intègre un volet social puissant. Un écosystème de plus de 45 000 artisans béninois bénéficiera de programmes de formation continue pour élever les standards de production et d’accueil. Pour ancrer durablement ces acteurs dans l’économie réelle, le dispositif s’accompagne d’une mesure protectionniste locale, l’obligation de réserver une part significative des marchés publics régionaux aux Pme et artisans du secteur. Des guides touristiques locaux aux tisserands, en passant par les sculpteurs et les restaurateurs, c’est toute une population qui devient actrice et bénéficiaire directe de ce sursaut touristique.
Le littoral béninois valorisé
On ne peut pas penser le Bénin de demain comme une destination d’excellence sans regarder vers son océan. Le long de la côte atlantique, le projet de société de Romuald Wadagni ambitionne de déployer une véritable stratégie d’économie bleue, alliant infrastructures modernes et préservation écologique. La pièce maîtresse de ce dispositif repose sur le développement intégré du tourisme balnéaire. De Grand-Popo à Cotonou, en passant par la lagune d’Avlékété, le programme prévoit de structurer des complexes hôteliers écoresponsables de standing international. L’objectif est double, capter la clientèle executive de la sous-région pour du tourisme d’affaires (Mice) tout en offrant des stations balnéaires de premier choix pour le grand public. Mais la vision va plus loin que le simple farniente sur la plage. L’économie bleue selon Wadagni intègre le renforcement de la sécurité maritime, la réhabilitation des zones de mangroves pour l’écotourisme, et le soutien aux activités de plaisance et de sports nautiques. En transformant le littoral en un pôle d’attractivité multifonctionnel, le président entend faire des vagues de l’Atlantique un levier de richesse durable, parfaitement connecté aux circuits culturels de l’arrière-pays.En mettant le tourisme au cœur de sa stratégie de diversification économique pour la période 2026-2033, le président Wadagni ne propose pas seulement un catalogue de réformes, il dessine une nouvelle identité pour le pays. L’ambition de transformer le Bénin en une « destination d’excellence prisée » repose sur un équilibre rigoureux entre investissements financiers massifs (1 250 milliards de Fcfa) et valorisation du capital humain local. Si l’objectif des 2,5 millions de visiteurs représente un défi de taille, le maillage territorial des « Villes et Villages de Splendeurs » et l’essor de l’économie bleue prouvent que le projet cherche à conjuguer croissance macroéconomique et développement inclusif. Le Bénin s’apprête ainsi à franchir un cap historique, passer du statut de secret le mieux gardé d’Afrique de l’Ouest à celui de vitrine mondiale incontournable.
Sergino Lokossou





















