La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a examiné, le lundi 13 juillet 2026, le dossier d’un homme poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l’État. À l’issue des débats, le ministère public a requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 500 000 FCfa. Le verdict est attendu le 19 octobre 2026.
Les poursuites trouvent leur origine dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux après les événements du 7 décembre 2025. Les images, tournées au quartier Zongo à Cotonou, montraient plusieurs personnes scandant des slogans favorables aux auteurs présumés d’une tentative de coup d’État. Identifié sur cette séquence, le prévenu a été interpellé le 28 janvier 2026. À la barre, l’intéressé a rejeté les accusations portées contre lui en plaidant non coupable. Prenant la parole pour sa défense, Me Claire Lise Henry a sollicité la relaxe pure et simple de son client ou, à défaut, une relaxe au bénéfice du doute. Selon l’avocate, les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas établis. Elle a soutenu que son client ne participait pas au rassemblement et qu’il se serait retrouvé au milieu de la foule par hasard, sans connaître le contexte de la manifestation. D’après cette version, s’il a repris les slogans scandés par les autres participants, c’était uniquement par crainte d’éventuelles représailles et non par adhésion à leur contenu. Le ministère public a toutefois rejeté ces explications, estimant que les faits reprochés étaient suffisamment caractérisés. Le parquet a ainsi maintenu ses réquisitions, demandant la condamnation du prévenu à deux ans de prison ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 FCfa. Après avoir entendu les différentes parties, la CRIET a mis l’affaire en délibéré. Sa décision est attendue le 19 octobre 2026.
















