Au lendemain du décès de Codjo Alofa, principal accusé dans l’affaire du meurtre de Pierre Urbain Dangnivo, Me Olga Anassidé, avocate de la famille de la victime, a réagi sur Bip radio. Elle estime que cette disparition ne devrait pas mettre un terme définitif aux procédures judiciaires et attend la comparution des autres personnes présentées comme impliquées dans cette affaire.
Le décès de Codjo Alofa, survenu le lundi 26 octobre 2026 au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu), suscite des réactions dans le dossier du meurtre de Pierre Urbain Dangnivo. Ce mardi 27 octobre 2026, Me Olga Anassidé, avocate de la famille Dangnivo, s’est exprimée sur Bip Radio, faisant part de sa surprise face à cette nouvelle. « J’ai été surprise, j’ai été choquée. Ça m’a fait l’effet d’une douche froide. Paix à son âme », a-t-elle confié. Tout en déplorant ce décès, l’avocate souhaite que les autorités judiciaires apportent des précisions sur les circonstances de la mort de Codjo Alofa. Elle espère que la même diligence, ayant conduit le parquet de Cotonou à informer l’opinion publique, sera observée pour éclairer les circonstances de ce décès. Interrogée sur l’évocation d’un accident vasculaire cérébral (Avc) par le parquet, Me Olga Anassidé a indiqué ne pas disposer personnellement d’informations sur les éventuels antécédents médicaux de Codjo Alofa.
L’affaire judiciaire loin d’être terminée
Pour l’avocate de la famille Dangnivo, la mort de Codjo Alofa entraîne l’extinction de l’action publique à son égard, mais ne signifie pas pour autant la clôture définitive du dossier Dangnivo. Elle rappelle que, lors de ses réquisitions, le procureur de la République de Cotonou avait désigné Akon Isidore comme l’auteur du meurtre de Dangnivo, affirmant que les faits s’étaient déroulés dans le lit de Codjo Alofa. Selon Me Olga Anassidé, cette déclaration constitue un élément important pour la suite de la procédure. Elle estime que d’autres personnes doivent encore répondre de leurs actes devant la justice. « L’affaire Dangnivo ne s’arrêtera probablement pas avec la mort de Alofa. Je ne pense pas que la mort de Alofa referme définitivement ce dossier. Il y a encore des aspects sur lesquels il faut retourner le dossier », a-t-elle déclaré sur Bip Radio. La question des recours judiciaires a également été abordée au cours de l’entretien. Me Olga Anassidé a confirmé que plusieurs appels avaient été formés par différentes parties dans cette affaire, sans toutefois préciser si la famille Dangnivo figurait parmi les appelants. « Ce n’est pas exclu », a-t-elle répondu. Quant aux actions que la défense de la famille compte engager après le décès de Codjo Alofa, l’avocate a préféré garder le silence pour le moment. En attendant la suite de la procédure, Me Olga Anassidé réaffirme ainsi son attente de voir les autres personnes présentées comme auteurs du crime comparaître devant la justice. Pour elle, le décès de Codjo Alofa ne saurait effacer les interrogations qui subsistent autour de la disparition et du meurtre de Pierre Urbain Dangnivo.
Codjo Alofa condamné à 30 ans de réclusion criminelle
Pour rappel, lors d’une audience qui s’est déroulée le mercredi 22 juillet 2026, le tribunal de première instance de Cotonou avait condamné Codjo Alofa à 30 ans de réclusion criminelle dans l’affaire de l’assassinat de Pierre Urbain Dangnivo. Il a été reconnu coupable des faits d’assassinat. Donatien Amoussou, coaccusé dans ce dossier, a été acquitté. Le tribunal a, par ailleurs, ordonné la restitution des restes de Pierre Urbain Dangnivo à sa famille.


















