Coup de théâtre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Alors qu’il pensait avoir définitivement tourné la page des démêlés judiciaires après sa relaxe au bénéfice du doute en 2025, l’homme d’affaires Achille Chaou a vu son destin basculer le lundi 20 juillet 2026. Saisie en second ressort, la Chambre des appels de la juridiction spéciale a balayé le premier verdict pour le condamner à une lourde peine criminelle. Le ministère public a obtenu gain de cause. Statuant à nouveau sur les charges pesant contre l’opérateur économique, la Chambre des appels l’a formellement reconnu coupable d’« escroquerie via internet ». La sentence prononcée est sans équivoque. Sept (07) ans de prison ferme et une amende record de 600 millions de francs Cfa. Pour garantir le recouvrement de cette somme et sanctionner l’infraction, la Cour a également ordonné la saisie conservatoire et définitive de plusieurs de ses biens meubles et immeubles, minutieusement identifiés par les enquêteurs lors des investigations préliminaires.*La défense conteste, l’ombre politique plane*Tout au long des débats, Achille Chaou a clamé son innocence, rejetant en bloc les accusations de cybercriminalité portées contre lui. Son conseil a vainement tenté de démonter l’argumentaire du parquet spécial, fustigeant des preuves jugées « fragiles et insuffisantes » pour asseoir une culpabilité en appel. Cette condamnation résonne par ailleurs dans les cercles politiques nationaux. Achille Chaou est notoirement connu pour sa proximité avec Richard Boni Ouorou, une autre figure influente actuellement incarcérée dans le cadre d’une procédure liée aux activités de sa formation politique, Le Libéral. Un lien de camaraderie qui intensifie les discussions autour de ce dossier hautement médiatisé.*Scène de stupeur à l’audience*L’onde de choc provoquée par la lecture du verdict a été immédiate dans la salle d’audience. Selon plusieurs témoins, l’homme d’affaires, profondément traumatisé par la sévérité de la peine, a manqué de s’effondrer à la barre. Pris d’un malaise sous le coup de l’émotion, il a dû être immédiatement assisté et pris en charge par les agents de l’Agence pénitentiaire du Bénin (Apb) avant son retour en cellule. Avec cet arrêt rigoureux, la Chambre des appels de la Criet réaffirme sa ligne de fermeté absolue contre la criminalité financière et numérique au Bénin.
















