Adjarra a accueilli, le dimanche 19 juillet 2026, le terme du Championnat national de boxe amateur. Marquée par la confirmation de nouveaux talents, la rafle impressionnante de la famille Agbetome et un vibrant hommage rendu aux acteurs du « Noble art », la cité des tambours a abrité 17 finales palpitantes.
C’est pendant une semaine que la ville d’Adjarra s’est transformée en capitale de la boxe béninoise. Réunissant plus d’une centaine de pugilistes issus de 26 clubs, la compétition a offert un spectacle technique de haute volée. Au terme d’affrontements d’une rare intensité, dix-sept (17) finales ont consacré les nouveaux rois et reines du ring. Grand animateur de cette édition 2026, le club Dynamique s’est particulièrement illustré grâce à une incroyable performance familiale. La dynastie Agbetome a en effet presque tout raflé sur son passage en s’imposant dans cinq (5) catégories différentes, portés par les succès de Hubert en U17, de Prince et Charbel en U19, ainsi que de David et Bernadin chez les seniors respectivement en Coqs et Plumes. Chez les jeunes, la relève a confirmé tout son potentiel. Edwige Djikpade a régné en U17 Filles, tandis que Elisabeth Idohou et Monia Avohou ont partagé le sacre en co-championnes chez les U19. Du côté masculin, les catégories U15 ont vu les victoires de Charlemagne Adjotin (-30 kg), Déodath Sossou (-37 kg) et Rolph Akognissoude (-45 kg). En U19, Mariano Agnan (-52 kg) est également monté sur la plus haute marche du podium. Le tableau senior masculin a livré un verdict tout aussi spectaculaire. En plus des sacres des frères Agbetome, Luc Alidjinou s’est imposé chez les Légers (-60 kg), imité par Nicodème Agbetome chez les Super-légers (-63,5 kg). Les couronnes nationales sont également revenues à Marius Mensah chez les Welters (-67 kg), Régis Gbindou chez Les Super-welters (-71 kg), Rock Amouhoue chez les Moyens (-75 kg) et Biodoun Domahoun dans la catégorie reine des Lourds (-92 kg).
Ferveur, distinctions et vision internationale
Au-delà des médailles, le président de la Fédération béninoise de boxe (FéBéBoxe), Pierre Léonard Hinvi, n’a pas caché sa satisfaction à l’heure du bilan. « Cette édition a prouvé l’existence d’une jeunesse talentueuse, ambitieuse et déterminée à porter haut l’étendard du Bénin », a martelé le patron du Noble Art béninois. Rappelant les progrès administratifs et diplomatiques de l’instance auprès de World boxing et African boxing, il s’est également adressé aux athlètes pour souligner la portée éducative de la discipline. « La boxe est bien plus qu’un sport, c’est une véritable école de courage, de discipline, de respect, de résilience et de dépassement de soi », a-t-il affirmé, exhortant les perdants à transformer chaque revers en point de départ vers la victoire.
Reconstitution du mérite et rayonnement local
La soirée de clôture a été marquée par une remise importante de distinctions. Onze clubs formateurs, notamment investis dans le développement de la boxe féminine, ont été honorés. Des hommages spécifiques ont été rendus à l’instructeur français Pascal Kuenzi Duval, au président de la Fédération togolaise de boxe, ainsi qu’à la municipalité d’Adjarra. Impressionné par l’engouement populaire, le premier adjoint au maire d’Adjarra a salué cette réussite organisationnelle, estimant qu’elle constitue désormais un argument de poids pour la création très prochaine d’un club de boxe propre à la commune. En présence de personnalités éminentes comme Fernando Hessou du Cnos-Ben, Rock Armel Quenum pour le Karaté et Narcisse Soglo pour le Kickboxing, le mouvement sportif national a scellé l’unité d’une discipline en pleine renaissance, prête à conquérir les rings internationaux.
Karol B. Sékou (Coll)


















