« A l’ouverture du procès, je me suis demandé s’il y avait de nouveaux éléments qui pouvaient permettre à la Justice béninoise d’identifier les véritables coupables vu les déclarations de Grégoire Dangnivo, frère du disparu. Malheureusement, lesdites déclarations n’ont eu aucun impact sur le verdict final qui ne correspond pas aux attentes de la famille Dangnivo. Au contraire, la peine a été corsée.
La famille Dangnivo ne recherche que la manifestation de la vérité afin de pouvoir faire son deuil. Il faut rappeler que, depuis le début, la famille Dangnivo a toujours contesté plusieurs points-clés notamment le corps retrouvé à Womey en 2010, jamais reconnu par les proches.
Pour ma part, les seules options juridiques classiques qui s’offrent à la famille sont : soit elle interjette appel devant la Cour d’appel soit elle demande la poursuite des investigations en s’appuyant sur le témoignage de l’ancien directeur de la Police, soit elle réclame la restitution des restes de la victime en vue de faire son deuil, soit elle poursuit la pression médiatique et civile pour maintenir l’affaire ouverte dans l’opinion publique.
Au-delà de tout ce qui se dit et se fait, une question trottine dans la tête de plusieurs Béninois : à qui profite la disparition de Pierre Urbain Dangnivo ? »

















