Sénateur Robert Gbian : « Tout s’est bien passé…. »

« … On s’est retrouvé avec un candidat pour la présidence, un candidat pour la vice-présidence et un candidat pour le rapporteur. Donc, c’est ça qui s’est passé. Je peux vous dire que tout s’est passé bien. Il y a eu des désistements. Il y en a qui étaient candidats, et après qui ont retiré leur candidatures pour ne pas avoir à se tirer les pattes. Le vote a été quasiment par consensus (…) Il y a le président élu, Patrice Talon, qui est le président. Ensuite, il y a le président Louis Vlavonou qui est élu vice-président. Bon ! Ils étaient deux candidats avec l’ancien président Boni Yayi qui s’est retiré de la course. Au poste de rapporteur, il y a Alassane Seïdou, ancien ministre de l’Intérieur qui était le seul candidat. Le Sénat, comme vous le savez, c’est la chambre haute du Parlement. Elle est créée pour appuyer l’Assemblée nationale et le gouvernement. Donc, les lois votées à l’Assemblée nationale peuvent être revues au Sénat et demandées pour une seconde lecture. Le Sénat va travailler dans un sens qui amène l’Assemblée nationale à faire un travail de plus de qualité. Le Sénat peut aussi demander au gouvernement de renvoyer une loi pour une seconde lecture. Contrairement à ce que les gens pensent, le Sénat n’est venu pour emmerder. Non ! Au contraire, le Sénat est là pour travailler au profit du gouvernement et au profit du Parlement dans l’intérêt supérieur de la Nation.. .. »
Jules Léandre Kiti, chroniqueur politique, « le Sénat ne sera pas un musée, mais une chambre de hauteur au service du citoyen »

« Le gouvernail du Sénat a été confié à Patrice Talon, le plus réformateur des anciens Présidents. Il incarne la rupture, la modernisation et l’autorité morale dont la nouvelle institution a besoin pour se faire connaître et adouber par les Béninois. Avec Louis Vlavonou, ancien Président de l’Assemblée nationale, comme Vice-président et Alassane Séidou, ancien Ministre de l’Intérieur, comme rapporteur, le message est clair : on ne fait pas dans l’expérimentation. On choisit l’expérience, la stabilité et la technicité pour bâtir l’institution. Le défi est immense : passer du statut d’acteur à celui d’arbitre. Ce Bureau doit prouver que le Sénat ne sera pas un musée, ni dans l’impuissance ni dans l’arbitraire, mais une chambre de hauteur au service du citoyen. L’histoire est désormais mise au service de l’avenir. »
Doris Martial Koussouma, enseignant et militant politique : « Patrice Talon institutionnalise son influence »

« A la faveur de la révision constitutionnelle intervenue en 2025, le peuple du Bénin à travers sa représentation nationale a introduit le Sénat dans son appareil institutionnel. C’est précisément l’article 113-1 de la Constitution béninoise promulguée par la loi N° 2025-20 du 17 décembre 2025 qui en donne tout le sens et toute la portée. Après leur installation officielle le 30 juillet 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les membres de la nouvelle institution se sont retrouvés ce jour jeudi 06 août 2026 pour l’élection du Bureau.
A la grande satisfaction du peuple béninois, l’ancien chef de l’État Patrice Athanase Guillaume Talon a été élu par ses pairs, président du Sénat du Bénin. Cette élection en mon entendement consacre une stratégie de continuité institutionnelle inédite. Le génie béninois s’est fait encore parler une nouvelle fois. Le peuple du Bénin, ce peuple-dieu n’a pas digéré le départ quand même constitutionnel de son leader charismatique. C’est la raison pour laquelle, deux mois après son départ de la présidence de la République au profit de Romuald Wadagni, Patrice Athanase Guillaume Talon est quasiment plébiscité. Il va diriger cette nouvelle chambre haute bicamérale qu’il a lui-même impulsée par la révision constitutionnelle A travers cette élection, Patrice Talon s’assure une position politique stratégique de premier plan. Devenu constitutionnellement la troisième personnalité de l’État, il institutionnalise son influence; laquelle est suffisamment entretenue par son charisme, sa rigueur dans la gestion de la «res publica», et sa détermination à toujours préserver l’intérêt supérieur de la nation.
Sur le plan de l’équilibre des pouvoirs, cette élection verrouille le contrôle de la mouvance présidentielle sur l’appareil législatif et se positionne comme le régulateur par excellence de notre vie commune. Ce Bureau nouvellement élu du Sénat, complété par des figures majeures de l’ancien régime comme Louis Vlavonou, vice-président et Alassane Séidou rapporteur, garantit une parfaite cohésion avec le pouvoir exécutif pour le souverain bien des populations béninoises. Le rôle prépondérant de ce «Conseil des sages» comme le président Patrice Talon lui-même aimait bien l’appeler quand il était Président de la République, confié au Sénat, doté d’une mission de régulation de la vie politique, offre à Patrice Talon un levier de modération ou de sanction face aux acteurs politiques, dans l’animation de la vie politique; encore que le peuple béninois est déjà un fidèle habitué à ses capacités managériales et de sa rigueur opérationnelle. Pour l’opposition et la société civile, ce positionnement pourrait alimenter des critiques quant à la nature réelle de la réforme de l’ère bicamérale… Soit! C’est la preuve factuelle que notre démocratie est vivante et que la contradiction est toujours admise au Bénin; bien que le retournement de l’ancien président Thomas Boni Yayi, qui a finalement accepté de siéger au Sénat, apporte une forme de légitimité plurielle à l’institution. En de pareilles circonstances, il peut arriver comme il arrive souvent que certains de nos compatriotes perçoivent cette présidence comme un mécanisme de protection judiciaire et politique sur mesure. C’est leur point de vue, on ne peut pas leur en vouloir. De toutes les façons le débat reste ouvert. L’évidence qui crève l’œil est que ce Sénat fonctionnera comme un espace d’apaisement et de dialogue national. Félicitations au percutant et pénétrant Sénateur Patrice Athanase Guillaume Talon dans ses nouvelles fonctions. »
Paul Danongbé, journaliste : «Talon doit démontrer aux Béninois que le Sénat avait toute sa place … »

« Il est vrai que de nombreux Béninois s’attendaient à voir Patrice Talon à la tête du Sénat et moi, particulièrement, a composition du bureau est sans surprise. À mon sens, cette architecture à la tête du Sénat ne l’est absolument pas. Pas d’une miette, puisqu’il y a quelques jours seulement, je publiais un édito que j’ai intitulé : Le Sénat et l’ombre de Talon. Aujourd’hui, cette actualité me donne bonnement raison. Certains ont peut-être pensé que c’était une formule de trop, une métaphore un peu trop forte, mais une ombre, c’est précisément cela.
C’est une présence qui se projette au-delà du corps lui-même. Il est vrai que Patrice Talon n’est plus président depuis le 22 mai dernier, mais son influence, sa vision, son réseau, tout cela, ce sont des éléments qui continuent de structurer le paysage institutionnel béninois. Maintenant, une fois que Patrice Talon se retrouve au milieu de ces alliés qui ont fait leurs preuves sur les deux derniers quinquennats, celui de 2016 à 2021 et l’autre de 2021 à 2026. Maintenant, il faudra que le Sénat donne les preuves de son utilité dans le paysage institutionnel du Bénin. Cour des sages, cour de régulation de l’actualité et de l’activité politique dans notre pays. Patrice Talon, dont l’aura aura à la fois à prévaloir, mais servir également sur toutes les institutions, a la lourde responsabilité désormais de donner l’utilité, d’établir ou de donner les preuves de la pertinence du Sénat dont il est le géniteur. Je l’ai dit sans me cacher derrière les mots dans mon édito. Lui qui a été le géniteur de cet avènement dans l’univers institutionnel ou dans l’ossature institutionnelle de notre pays, il a désormais la lourde responsabilité de démontrer aux 14 millions de Béninois que le Sénat avait toute sa place et qu’il fallait du moins le créer. Ils ont maintenant du boulot. Le premier mandat, c’est cinq ans. Nous autres, nous sommes là, nous observons et quand ça n’ira pas dans nos prérogatives de veilleurs des éléments démocratiques de notre pays, nous, nous allons le dire. »
Propos recueillis par la Rédaction



















