Dans l’arrondissement d’Agondji, commune de Djidja, les habitants multiplient les appels au secours. Privés d’électricité dans certains villages, confrontés au manque d’eau potable et à des routes impraticables, ils interpellent leurs élus pour des solutions rapides. Le chef d’arrondissement, Médard Djihouénou, se veut rassurant et détaille les projets en cours.
Depuis plusieurs semaines, la population d’Agondji exprime son désarroi face aux difficultés d’accès aux services sociaux de base. Les habitants rencontrés évoquent un quotidien marqué par l’absence d’électricité dans certains villages, le manque d’eau potable, l’état dégradé des routes et la suspension des opérations de lotissement. « Nous voulons du courant, de l’eau, des routes praticables et un lotissement pour mieux organiser notre territoire », confient des citoyens rencontrés à Passagon. D’autres insistent sur l’urgence : « L’eau, c’est la vie. Nous souffrons énormément de son absence en quantité et en qualité. » Approché par notre équipe, le chef d’arrondissement Médard Djihouénou reconnaît les difficultés mais rassure : « À Avokanzoun, les poteaux électriques sont déjà installés. Le projet est en cours et ne sera pas abandonné. À Djoho, le courant existe mais n’est pas encore mis en service pour des raisons administratives. Nous travaillons avec la mairie et le Se pour régler cela. » Concernant l’eau potable, il précise que les infrastructures hydrauliques existent déjà dans les villages concernés. « À Djoho, le château attend la mise en service du courant pour fonctionner. À Avokanzoun, des extensions sont faites dans les hameaux Aguessigon et Hounto-Adagon. C’est la mise en service qui fait défaut », explique-t-il. Sur le plan routier, l’autorité locale reconnaît l’état dégradé des voies principales reliant Oumbèga, Fonkpamè, Avokanzoun et Bohicon. « Chaque année, la mairie prévoit le reprofilage dans son budget. Nous sommes à l’étape du financement et espérons que d’ici la fin de l’année, les travaux seront réalisés », assure Djihouénou. Quant au lotissement, il rappelle que l’État a suspendu cette opération depuis 2023. « Nous espérons une reprise prochaine. En attendant, le projet de cadastre en phase expérimentale dans notre commune pourrait apporter des solutions durables. » Entre attentes pressantes et promesses de solutions, Agondji illustre les défis des communes rurales béninoises : offrir aux populations des services essentiels pour améliorer leur quotidien et soutenir le développement local.
Z.T. (Br Zou-Collines)

















