Le passage de témoin effectué le mardi 25 août 2026 à la présidence du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) indique le début d’une transition délicate pour Marcellin Bocovè, désormais aux commandes d’une institution transformée en huit années de gouvernance sous la direction de Mathurin de Chacus.
L’accès au fauteuil présidentiel implique une responsabilité immédiate : pérenniser une dynamique sportive et structurelle inédite tout en apportant des réponses concrètes aux fragilités persistantes du football national. La régularité des compétitions professionnelles constitue le premier socle de cette transmission. La tenue ininterrompue des calendriers au fil des saisons a offert une stabilité administrative indispensable aux acteurs du réseau sportif local. Sur le terrain, la présidence sortante laisse des repères ambitieux pour l’ensemble des catégories. L’épopée de Esae Fc en Coupe de la Caf, parvenue jusqu’en phase de groupes, a démontré la capacité des clubs du pays à exister au niveau continental. Chez les hommes, les Guépards de la sélection fanion ont atteint les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (2019), tandis que la catégorie U20 a également disputé la phase à élimination directe du rendez-vous africain.
L’émergence des sélections féminines et de la relève scolaire
Le secteur féminin enregistre une progression remarquable avec la qualification des Amazones U20 pour le Mondial Pologne 2026, portée par l’efficacité offensive de Romaine Gandonou durant la campagne éliminatoire, ainsi qu’une médaille de bronze décrochée par les U17 au tournoi Ufoa-B en 2024. Le rayonnement du football scolaire, matérialisé par une troisième place continentale obtenue à Harare cette année, vient consolider le travail effectué au niveau des catégories d’âge.
Des défis économiques et structurels du nouveau mandat
La mission de Marcellin Bocovè s’articule désormais autour de zones d’ombre bien identifiées par les amoureux du cuir rond local. Le déficit en infrastructures homologuées, les difficultés financières de plusieurs associations sportives et la nécessité de rehausser le niveau technique du championnat représentent les urgences du nouveau Comité exécutif. La réussite de ce mandat dépendra de la capacité de l’équipe entrant en fonction à consolider les réformes administratives appliquées depuis 2018 tout en apportant des solutions durables aux contraintes logistiques du réseau national.




















