La famille judiciaire béninoise a rendu, le vendredi 28 août 2026, un dernier hommage à Arsène Hubert Dadjo. La cérémonie s’est tenue à l’espace Alexandre Durand de la Cour suprême, en présence de plusieurs personnalités.
Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a pris part à cet hommage. Il a surtout marqué la cérémonie par un témoignage personnel consacré à l’ancien premier avocat général près la Cour suprême. Plutôt qu’une oraison funèbre classique, Joseph Fifamin Djogbénou a choisi de partager le souvenir qu’il garde du magistrat. Il a notamment évoqué la trajectoire professionnelle d’Arsène Hubert Dadjo à travers la métaphore de la « double étincelle ». Pour le président de l’Assemblée nationale, la première étincelle renvoie à la qualité de grand serviteur de l’État du défunt. « La première étincelle, c’est qu’Arsène Hubert Dadjo fut un grand serviteur de l’État », a-t-il déclaré. Joseph Fifamin Djogbénou a ensuite mis en avant la deuxième dimension de cette personnalité. Il a présenté Arsène Hubert Dadjo comme un grand magistrat, attaché à ses responsabilités et prêt à servir partout où l’État avait besoin de lui. Il a ainsi retenu l’image d’un homme qui se considérait comme « un disciple de l’État ».
« Vous avez eu un père qui savait être une forteresse ».
Le président de l’Assemblée nationale a également adressé un message aux enfants du défunt. Avec émotion, il a salué les qualités humaines d’Arsène Hubert Dadjo au-delà de sa carrière de magistrat. Il a décrit un père capable d’être une « forteresse » pour ses enfants et de leur servir de « racines ». Pour Joseph Fifamin Djogbénou, ces racines permettent à une famille de rester solide face aux épreuves. « Vous avez eu un père, un homme. Vous avez eu un père qui savait être une forteresse, un père qui savait être des racines », a-t-il témoigné. Il a conclu en présentant Arsène Hubert Dadjo comme un père bienveillant et en adressant sa compassion à ses enfants et à ses proches.
La famille judiciaire salue un magistrat de référence
Avant le témoignage du président de l’Assemblée nationale, plusieurs responsables ont également salué la mémoire du disparu. Saliou Obonou, secrétaire administratif adjoint de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), le bâtonnier Zachari Baba Body, le garde des Sceaux Yves Détchénou et le procureur général près la Cour suprême, Saturnin Afaton, ont retracé les grandes étapes de sa carrière. Le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, ainsi que plusieurs conseillers, avocats généraux et magistrats ont également pris part à la cérémonie. Les différents témoignages ont présenté Arsène Hubert Dadjo comme un magistrat discret, rigoureux, courtois et attaché au devoir de réserve. Décédé le 30 juin 2026 à l’âge de 67 ans, l’ancien premier avocat général près la Cour suprême laisse ainsi le souvenir d’un homme de devoir. À travers son témoignage, Joseph Fifamin Djogbénou a surtout rendu hommage à un serviteur de l’État dont l’engagement professionnel et les qualités humaines ont marqué la famille judiciaire.
L.A.

















