À la faveur d’une conférence de presse tenue le mardi 1er septembre 2026 à Cotonou, l’Association des jeunes déclarants mandataires en douane du Bénin (Ajdmdb) a salué les efforts de modernisation engagés par le gouvernement du président Wadagni, tout en tirant la sonnette d’alarme sur les difficultés qui affectent le Port autonome de Cotonou, la douane et les opérateurs économiques.
Pour l’Ajdmdb, ces 100 premiers jours ont traduit une volonté affichée de modernisation, d’innovation et de performance. L’association cite notamment la mise en place du premier Sénat et la création du ministère chargé de la transformation digitale. « En tant que jeunes acteurs économiques, nous saluons cette dynamique de performance et d’innovation », souligne-t-elle. Mais derrière cette dynamique, l’association dit constater six (06) dysfonctionnements majeurs qui, selon elle, étouffent les activités liées au transit et fragilisent les opérateurs. Dans son document signé du président Marouf Salami, intitulé « Port de Cotonou : 100 jours du président Romuald Wadagni, 6 crises. L’urgence d’un moratoire et d’actes », l’Ajdmdb appelle à des mesures urgentes.
Les voies inter-parcs au cœur des inquiétudes
Parmi les préoccupations soulevées figure l’état de dégradation avancée des voies inter-parcs. À l’approche des saisons pluvieuses, ces axes deviennent particulièrement difficiles d’accès, voire impraticables. Cette situation complique la circulation des véhicules en transit et accentue les difficultés rencontrées par les conducteurs se dirigeant vers les pays de la sous-région. L’Ajdmdb estime que cette situation a contribué à la fermeture du parc d’escorte, destiné au regroupement des véhicules en transit. Les conducteurs sont ainsi privés d’un espace permettant notamment l’attente et la vérification mécanique des véhicules avant leur départ. Cette situation entraîne également des risques sécuritaires et un encombrement de la voie publique. Pour remédier à ces difficultés, l’association demande l’utilisation de la redevance de 5 500 Fcfa prélevée sur chaque véhicule en transit, instituée par l’arrêté n°028 du 17 juillet 2017, pour l’aménagement et l’assainissement des voies d’accès inter-parcs. Elle sollicite également un audit transparent de la gestion de cette redevance.
En attendant les travaux, l’Ajdmdb et son président Marouf Salami suggèrent enfin l’identification de garages techniques sécurisés hors du périmètre urbain central, afin de préserver la fluidité du transit international et de limiter l’encombrement de la voie publique.
Sergino Lokossou

















