Le dossier des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) continue de susciter des réactions dans le monde syndical. Invité de l’émission « Grand Angle » de Crystal News, dimanche 20 septembre 2026, le Secrétaire général de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb), Apollinaire Afféwé, s’est prononcé sur la décision du gouvernement de procéder à l’intégration progressive des Ame.
La décision annoncée le 11 septembre dernier au Palais de la République constitue l’un des premiers dossiers sociaux majeurs du début du mandat du président Romuald Wadagni. Face aux interrogations sur les modalités et le calendrier de sa mise en œuvre, Apollinaire Afféwé a apporté, dans « Grand Angle », le regard de l’Unstb sur cette nouvelle étape du dossier. Selon les éléments présentés à l’issue de la rencontre entre le chef de l’État, les centrales syndicales et les représentants des Ame, le gouvernement prévoit un recrutement progressif sur titre. La promotion 2019 devrait être traitée en priorité, avant les autres vagues. Les bénéficiaires doivent notamment justifier de trois contrats successifs d’Ame. Leur intégration doit se faire sous le statut d’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales.
Satisfaction et attentes syndicales
Sur ce dossier, l’Unstb avait déjà salué l’annonce présidentielle. Dans une déclaration signée le 11 septembre, la centrale syndicale avait qualifié la mesure de « tournant décisif » pour l’école béninoise, estimant qu’elle pouvait contribuer à sortir des milliers d’enseignants d’une situation de précarité. Mais pour Apollinaire Afféwé, la question ne s’arrête pas à l’annonce du principe d’intégration. Le véritable enjeu réside désormais dans sa traduction concrète à travers les critères d’éligibilité, le nombre de bénéficiaires par vague, le calendrier d’exécution et la prise en compte de la situation des Ame qui ne seraient pas immédiatement concernés. Le secrétaire général de l’Unstb porte ainsi le débat sur l’après-annonce. Car si le principe du reversement constitue une avancée, son efficacité dépendra de la transparence du processus et de la capacité du gouvernement à donner des garanties aux différents acteurs. C’est précisément autour de ces enjeux que l’émission « Grand Angle », présentée par Virgile Ahouansè, a interrogé le responsable syndical, le gouvernement de Romuald Wadagni pouvait-il faire mieux ? Une question qui ouvre surtout le débat sur les prochaines étapes et sur les attentes des enseignants concernés.
Sergino Lokossou


















