La rentrée scolaire 2026-2027 a été officiellement lancée le lundi 14 septembre 2026 au Bénin. Selon les remontées des services du ministère, les cours ont effectivement démarré à différents niveaux du système éducatif, malgré quelques difficultés liées notamment à la prise de service de certains enseignants et aux conditions d’accueil dans les établissements.
Le constat dressé à l’issue des premières remontées s’établit à trois niveaux : stratégique, ministériel, puis départemental et établissement. Au niveau stratégique, les responsables ont suivi la situation à travers les informations remontées par les différents acteurs. Le lancement officiel a été effectué à Cotonou dans plusieurs établissements et relayé par la presse. Dans les départements, les préfets et les directeurs départementaux ont également procédé au lancement de la rentrée. Au niveau des établissements, les premiers retours font état d’une reprise effective des activités pédagogiques. Sur les plus de 17 000 Aspitants au métier d’enseignants (Ame) déployés entre les 10 et 11 septembre en prévision de la rentrée, les statistiques communiquées indiquent que 2 402 femmes et 15 097 hommes avaient déjà pris service et étaient positionnés dans les classes. Quelques cas résiduels demeurent toutefois en attente de prise de service. Pour tenir compte des difficultés rencontrées par certains agents, la plateforme de confirmation de disponibilité a été successivement rouverte pendant 24 heures, puis 48 heures. Près d’une dizaine d’Ame confrontés à des difficultés liées notamment à l’utilisation d’internet restent à prendre en charge.
Dans les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation technique et professionnelle, les remontées font également état de prises de service : 102 femmes et 582 hommes dans le premier secteur concerné, ainsi que 7 femmes et 15 hommes dans la formation professionnelle.
Sur le plan des infrastructures, plusieurs actions sont engagées pour améliorer les conditions d’apprentissage. Des salles numériques sont construites dans la perspective du développement du téléenseignement. Des établissements bénéficient également de constructions et de réhabilitations répondant aux normes, notamment en matière d’inclusion des personnes handicapées et d’accès des filles aux infrastructures sanitaires.
Au total, le gouvernement a annoncé, lors du Conseil des ministres du 3 septembre 2026, la mise à disposition d’un premier lot de 12 000 tables-bancs, destiné à améliorer les conditions d’installation de 24 000 apprenants. Des travaux de réhabilitation concernent également plusieurs lycées, notamment les établissements militaires et certains lycées classiques.
La rentrée reste toutefois marquée par la nécessité de renforcer le contrôle dans les établissements privés. Des plaintes relatives à d’éventuels frais supplémentaires sont signalées. Les directions départementales sont chargées d’investiguer et, si nécessaire, de prendre les mesures appropriées. Le recensement des établissements privés clandestins, les inspections pédagogiques et la remontée des dysfonctionnements constituent également des mécanismes de contrôle. Au-delà de la rentrée 2026-2027, les orientations annoncées mettent l’accent sur une école davantage intégrée au numérique, inclusive et adaptée aux évolutions de la société, avec pour objectifs l’accès, le maintien à l’école et la formation de citoyens compétents et responsables.
Abdourhamane Touré


















