Depuis la rentrée scolaire 2026-2027, les filles béninoises régulièrement inscrites dans les établissements publics d’enseignement secondaire général ne paient plus de frais de contribution scolaire. La mesure, annoncée en juin dernier par le gouvernement, est désormais appliquée sur l’ensemble du territoire national. Elle vient renforcer les dispositions déjà prises pour faciliter l’accès des jeunes filles à l’école et favoriser leur maintien dans le système éducatif.
Pour les familles concernées, la rentrée 2026-2027 s’accompagne donc d’un changement important. Le gouvernement a décidé de généraliser l’exonération des frais de contribution scolaire à toutes les filles béninoises inscrites dans les établissements publics de l’enseignement secondaire général. La décision avait été annoncée lors du Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026. À travers cette mesure, les autorités entendent notamment réduire les obstacles financiers susceptibles de compromettre la poursuite des études.
Cette exonération n’est pas entièrement nouvelle. Elle était déjà appliquée aux filles du premier cycle de l’enseignement secondaire. Pour le second cycle, le dispositif avait auparavant été expérimenté dans certaines communes. Depuis cette rentrée, cette limitation territoriale a été supprimée. Toutes les filles de nationalité béninoise régulièrement inscrites dans les établissements publics d’enseignement secondaire général sont désormais concernées, quelle que soit leur commune de résidence. De la sixième à la Terminale, elles bénéficient ainsi de l’exonération des frais de contribution scolaire dans les établissements publics visés par la mesure.
Un soutien aux familles
La décision intervient dans un contexte où les dépenses liées à la scolarisation peuvent peser lourdement sur le budget de certains ménages. En supprimant les frais de contribution scolaire pour les filles, l’État entend ainsi alléger une partie des charges supportées par les familles. L’enjeu dépasse toutefois la seule question financière. Le dispositif doit également contribuer au maintien des jeunes filles à l’école et réduire les risques d’abandon liés aux difficultés économiques. Il s’inscrit, plus largement, dans la volonté des autorités de favoriser l’accès à l’éducation et de renforcer l’égalité des chances entre filles et garçons.
Les établissements seront compensés par l’État
La généralisation de la gratuité ne signifie pas que les établissements publics concernés devront supporter seuls le manque à gagner lié à la suppression des contributions scolaires. L’État prévoit un mécanisme de compensation financière. Les montants à verser seront notamment calculés sur la base des effectifs de filles bénéficiaires validés et des taux de contribution scolaire en vigueur. La dépense sera prise en charge sur le budget du ministère chargé de l’Enseignement secondaire. Une avance de trésorerie est également prévue afin de permettre aux établissements de disposer des ressources nécessaires dès le début de l’année scolaire.
Une nouvelle étape pour la scolarisation des filles
Avec cette généralisation, le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa politique de promotion de l’éducation des filles. En réduisant les frais de scolarité à la charge des familles, le gouvernement mise sur un accès plus large et un meilleur maintien des jeunes filles dans le secondaire. La mise en œuvre de la mesure devra toutefois être accompagnée par des capacités d’accueil suffisantes. Une hausse des effectifs pourrait en effet accroître les besoins en salles de classe, en enseignants et en matériels pédagogiques. La rentrée scolaire 2026-2027 a permis donc de mesurer concrètement les effets de cette généralisation et les ajustements nécessaires pour garantir de bonnes conditions d’apprentissage.
Léonce Adjévi
















