La mairie de Parakou a accueilli, le samedi 19 septembre 2026, la séance de restitution des acquis de l’École politique féminine multipartite, portée par la leader politique, Samirath Kouchélé. La séance s’est déroulée autour du thème « Enjeux et défis du militantisme politique féminin au Bénin ».
Membre du Bloc républicain, Samirath Kouchélé a d’abord salué les personnes présentes, puis posé le cadre de la rencontre. Elle voulait un moment d’écoute et de dialogue, où chacun renouvelle son engagement. Elle a ensuite rendu compte de sa formation. L’École politique féminine multipartite est portée par trois structures : l’Institut pour la gouvernance démocratique (Igd), l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) et Care Bénin Togo. Elle s’inscrit dans le Projet de renforcement du leadership des femmes en politique (Prlfp). À en croire Samirath Y. Kouchélé, militer, c’est s’engager librement et dans la durée au service d’une cause et de sa communauté. Elle a présenté les enjeux, les défis et les stratégies du militantisme politique féminin au Bénin. Poursuivant, elle indique que les femmes doivent pouvoir peser réellement sur les décisions. Selon ses propos, pour y arriver, elle compte sur la formation, le réseau et la relève, avec l’appui des partis, des familles et des hommes. Elle a ensuite ouvert les échanges avec l’audience. Selon elle, le militantisme féminin concerne la démocratie toute entière. Les différentes intervenantes ont expliqué que les femmes ont aujourd’hui assez de potentiel et sont assez outillées pour occuper les places de décision et aspirer aux postes de pouvoir. Moustapha Orou Gankou, représentant le maire de la ville de Parakou, a salué l’initiative. Il voit dans la création de l’Institut national de la femme et dans l’élection de Mariam Chabi Talata Zimé à la vice-présidence de la République, des avancées concrètes. Il a encouragé les femmes à poursuivre leur engagement politique. Samirath Kouchélé a conclu sa séance de restitution par un appel à l’égalité. « Les femmes peuvent faire de la politique. Elles méritent d’avoir les clés du pouvoir. », a-t-elle lancé face à une salle qui a réagi vivement. Pour finir, elle a remercié l’Igd, le Nimd, Care Bénin Togo et l’Ambassade des Pays-Bas pour leur confiance et leur accompagnement pendant toute sa formation. De cette journée, elle retient que les Béninoises ne manquent ni de nombre ni de volonté. Ce qui manque encore, ce sont de vrais espaces de pouvoir, et elle travaille à les ouvrir.
Karol B. Sékou (Coll)
















