De Ouidah à Ouaké, en passant par Bohicon et Dassa-Zoumé, le gouvernement béninois multiplie les projets routiers pour renforcer la mobilité, désenclaver les localités et soutenir les activités économiques. De nouvelles décisions viennent ainsi donner un nouvel élan à plusieurs chantiers structurants.
La politique de modernisation du réseau routier béninois franchit une nouvelle étape. À travers l’autorisation des travaux de réhabilitation des axes Ouidah-Tori et Djougou-Ouaké-Frontière Togo, ainsi que la reconstruction en 2×2 voies du premier lot de la route Bohicon-Dassa-Zoumé, le gouvernement affiche sa volonté de faire des infrastructures routières un levier majeur du développement national. Longs respectivement de 17 km et 37 km, les axes Ouidah-Tori et Djougou-Ouaké-Frontière Togo présentent aujourd’hui une dégradation avancée. Leur état structurel ne permet plus de se limiter aux opérations ordinaires d’entretien. Le choix porté sur leur réhabilitation complète traduit donc la nécessité de repartir sur des bases solides, avec une reconstruction de la chaussée, un renforcement structurel et des travaux destinés à améliorer durablement leur résistance. Les interventions ne se limiteront pas au revêtement. Elles intégreront également le drainage, les ouvrages hydrauliques et la protection des talus, autant d’éléments indispensables pour préserver les investissements réalisés et garantir une meilleure circulation, notamment pendant les périodes de fortes pluies. Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse ainsi la simple réfection de routes dégradées. Il s’agit de désenclaver davantage les territoires, de faciliter les déplacements des populations et de rapprocher les zones de production des marchés. Dans plusieurs localités, la qualité des infrastructures constitue en effet une condition essentielle à l’essor du commerce, de l’agriculture et des échanges transfrontaliers. La route Bohicon-Dassa-Zoumé s’inscrit dans cette même dynamique. Le premier lot, allant du carrefour Zakpo à Sêto, couvre un linéaire de 35,233 km et vient compléter le lot 2, compris entre Sêto et Dassa-Zoumé, dont les travaux ont déjà démarré. La transformation progressive de cet axe stratégique devrait contribuer à améliorer la fluidité du trafic et la sécurité des usagers. Les ministres concernés sont instruits de veiller à la formalisation des différents contrats de marchés ainsi qu’à la bonne exécution des chantiers. À travers ces investissements, l’exécutif confirme une orientation claire, il n’y a pas de développement durable sans routes praticables et modernes. En poursuivant la densification et la modernisation du réseau routier, le gouvernement entend connecter davantage les localités, stimuler les échanges et créer les conditions d’un développement mieux réparti sur l’ensemble du territoire.
Abdourhamane Touré
















