Dans les flux continus qui alimentent les plateformes numériques des jeunes générations, la conservation des images de traditions telles que l’Égoun-goun, le Zangbéto voire l’Achinan s’impose comme une nécessité patrimoniale. Les archives visuelles de ces manifestations rituelles ne relèvent plus du simple partage éphémère, mais constituent un pilier fondamental de la mémoire collective.
Dédéwanou Din Kamarou, connu sous le pseudonyme de Claoss Dine sur Instagram, YouTube, Facebook et TikTok à travers ses comptes officiels (claossdine0, claossdine5 & claossdine03), incarne pleinement cette démarche. À travers ses publications, le jeune créateur de contenu donne à l’image une dimension mémorielle pérenne. Une séquence filmée lors d’une cérémonie traditionnelle conserve la capacité d’être visionnée des années plus tard par des spectateurs absents du rituel initial. Cette perspective temporelle confère une portée particulière au travail des vidéastes qui documentent les rassemblements culturels. Ils ne produisent pas seulement du contenu destiné à une consommation immédiate, ils bâtissent une archive audiovisuelle indispensable. À travers ses affiches, ses vidéos et ses publications thématiques, le nom de Claoss Dine est devenu une référence visuelle remarquable sur les réseaux sociaux. Cet engagement numérique construit peu à peu son identité dans un espace virtuel à forte concurrence. À travers des lives sur les comptes tiktok de claossdine0, claossdine5 & claossdine03, le patrimoine culturel béninois se vit au quotidien.
Karol B. Sékou (Coll)




















