Face aux risques de morsures et à la menace de la rage, le préfet Jacques Rolland Amadou a pris un arrêté interdisant la circulation non contrôlée des chiens, chats et singes dans les espaces publics du département. Les maires et les populations sont appelés à contribuer à l’application de cette mesure.
La lutte contre la divagation des animaux domestiques prend une nouvelle dimension dans l’Atacora. Préoccupé par les risques sanitaires liés aux morsures d’animaux et à la propagation de la rage, le préfet Jacques Rolland Amadou a signé, le 25 septembre 2026, un arrêté visant à renforcer le contrôle de la circulation des chiens, chats et singes dans le département.
À travers l’arrêté n° 2/PDA/2026D/1211/SGD/CDLS-TP/SAG/SA 008SGG26, l’autorité préfectorale entend responsabiliser les propriétaires d’animaux et protéger les populations contre les risques liés à la divagation.
Désormais, la circulation de ces animaux sur les voies et dans les espaces publics est interdite, sauf lorsqu’ils sont tenus en laisse, muselés, accompagnés et munis d’un carnet de vaccination à jour. Selon les dispositions annoncées, tout animal trouvé en divagation pourra être capturé et faire l’objet des mesures prévues par la réglementation, y compris, le cas échéant, l’abattage.
Une mobilisation des autorités locales et des populations
Pour assurer l’application de cette décision dans les neuf communes de l’Atacora, une brigade multisectorielle départementale est prévue. Elle sera appuyée par des équipes opérationnelles au niveau des arrondissements, avec l’encadrement de la Police républicaine et des agents de la Protection civile.
L’arrêté prévoit également que la responsabilité civile et financière du propriétaire d’un animal ayant causé une morsure puisse être engagée, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires.
Les maires sont ainsi appelés à prendre les dispositions nécessaires pour assurer l’exécution de la mesure. Il leur revient notamment de mettre en place les équipes opérationnelles, de recenser les ménages propriétaires d’animaux et de collaborer avec les services vétérinaires pour l’organisation des campagnes de vaccination antirabique.
De leur côté, les populations sont invitées à maintenir leurs animaux dans des espaces sécurisés, à veiller à leur vaccination et à signaler aux autorités compétentes tout animal errant ou présentant des signes suspects.
À travers cette initiative, les autorités départementales entendent renforcer la prévention sanitaire et réduire les risques de morsures et de transmission de la rage. L’efficacité de cette mesure dépendra toutefois de son application sur le terrain, de la disponibilité des services vétérinaires et de la collaboration des propriétaires d’animaux.

















