Le chargé de mission du président de la République pour la culture, les médias et la visibilité du Bénin, Claudy Siar, a été reçu en audience hier lundi 19 octobre 2026 par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Édouard Loko.
Les échanges ont porté sur le repositionnement des médias béninois face aux enjeux actuels du paysage médiatique international. Cette prise de contact entre deux personnalités issues de l’univers de la communication vise à renforcer le paysage médiatique national. « Il était temps que je vienne voir le président de la Haac, un homme actif, et il se trouve également que nous avons, lui et moi, exercé le même métier », a confié le chargé de mission à sa sortie d’audience. Au centre des discussions figurait l’impératif de repositionner les acteurs médiatiques béninois dans un contexte mondialisé. « Nous avons discuté de la place du Bénin dans ce monde de l’hypermédiatisation », a souligné le collaborateur du chef de l’État, rappelant la nécessité pour les médias locaux d’élever leurs standards et de faire entendre leur voix au-delà des frontières nationales.Dans cette dynamique, les perspectives de transformation concernent aussi bien le secteur public que le secteur privé. Évoquant les ambitions récentes affichées par la Société de radio et télévision du Bénin (Srtb), l’émissaire présidentiel a indiqué que la réflexivité stratégique devait s’étendre à l’ensemble du réseau informationnel du pays. « Il faut aussi qu’il y ait une montée en gamme de la presse privée, des médias privés », a-t-il insisté. Afin de concrétiser cette vision collective, une concertation d’envergure est en préparation. « Il y aura des assises de la presse et des médias béninois », a annoncé Claudy Siar, précisant que ce rendez-vous permettra de formuler des réponses concrètes aux défis actuels de la profession. L’objectif ultime affiché demeure la consolidation d’un écosystème médiatique robuste, moderne et compétitif. « Il est temps que nos médias soient, au Bénin, plus puissants que des médias étrangers », a affirmé le chargé de mission.
Karol B. Sékou (Coll)


















