(Le chauffeur devant la criet)
Un chauffeur poursuivi après la découverte de 3 000 cartouches de calibre 12 dans son véhicule à Kandi affirme n’avoir jamais eu connaissance de leur présence. Il a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), lundi 19 octobre 2026.
Le conducteur transportait douze passagers en provenance d’Accra, au Ghana, lorsqu’il a été interpellé. Selon le site d’information en ligne 24 Heures au Bénin, il a expliqué à la barre qu’il ne s’occupait pas lui-même du chargement des bagages. Il laissait habituellement cette tâche aux chargeurs présents sur le parc. Une explication qui n’a pas suffi à dissiper les interrogations du président de la Cour. Le magistrat lui a demandé pourquoi il ne vérifiait pas le contenu des colis embarqués dans son véhicule. Le prévenu a reconnu qu’il avait la possibilité de le faire. Les cartouches ont été découvertes lors d’une fouille à Soubroukou, dans la commune de Kandi. Elles étaient dissimulées dans un sac, sous plusieurs vêtements, à l’intérieur du véhicule. Devant les juges, le chauffeur a continué de nier toute connaissance de la présence des munitions. Il a précisé exercer ce métier depuis plus de trente ans. Il a également évoqué son état de santé le jour des faits, tout en assurant qu’il était capable de conduire. Au cours des débats, les juges n’ont pas pu établir l’identité du propriétaire du sac contenant les cartouches. L’affaire a été renvoyée au 23 novembre 2026. Le ministère public présentera alors ses réquisitions, avant les plaidoiries de la défense.
L.A.



















