Santé, agriculture, action sociale, sécurité, énergie et eau, les membres du Collège des ministres conseillers sont allés à la rencontre des populations du Nord, mardi 20 octobre 2026, pour expliquer les mesures sociales du gouvernement du président Romuald Wadagni.
Les ministres conseillers étaient sur le terrain, mardi 20 octobre 2026, à Parakou et à Tchaourou, dans le cadre d’une tournée communale de sensibilisation et de suivi des mesures sociales du gouvernement. L’objectif est de rapprocher les décisions publiques des réalités quotidiennes des populations, en expliquant, dans un langage accessible, les dispositions prises dans les secteurs essentiels à la vie des ménages.
Agriculture, famille et action sociale, santé, défense et sécurité, énergie, eau et mines. Ces différents domaines ont été abordés par les ministres conseillers concernés, chacun mettant l’accent sur les mesures relevant de son secteur et sur le rôle des communautés dans leur appropriation.
Des explications concrètes pour faciliter l’accès aux services essentiels
Dans le secteur agricole, Bio Guéra Sacca Kina, ministre conseiller chargé de l’Agriculture, a porté le message relatif aux mesures destinées à soutenir les producteurs et à renforcer les capacités du secteur agricole. L’enjeu est de permettre aux agriculteurs de mieux comprendre les dispositifs d’accompagnement mis en place par l’État et les possibilités qui leur sont offertes pour améliorer leurs activités. La maîtrise des informations sur les appuis disponibles demeure essentielle pour faciliter leur accès aux mécanismes publics.
Pour sa part, Mariam Djaouga Sacca, ministre conseillère chargée de la Famille et de l’Action sociale, a abordé les mesures sociales destinées à accompagner les personnes et les ménages vulnérables. L’information des communautés sur les dispositifs de solidarité et de protection sociale constitue un levier important pour que les personnes concernées puissent connaître leurs droits, identifier les services compétents et bénéficier des mécanismes auxquels elles sont éligibles.
Dans le domaine sanitaire, Rosine Dagniho, ministre conseillère à la Santé, a particulièrement insisté sur la prise en charge des urgences vitales dans les formations sanitaires publiques. Elle a rappelé le principe central de cette mesure gouvernementale. « En cas d’urgence vitale, on soigne d’abord et on régularise ensuite ». Concrètement, lorsqu’une personne se trouve dans une situation d’urgence vitale, les premiers soins ne doivent pas être retardés par l’exigence d’un paiement préalable. La priorité est de préserver la vie humaine. La régularisation des frais dus après les soins reste toutefois nécessaire pour permettre aux établissements sanitaires de reconstituer les ressources mobilisées et de poursuivre leur mission. Rosine Dagniho a également appelé les élus locaux, les relais communautaires et les agents de santé communautaire qualifiés à intensifier la sensibilisation. Ces acteurs de proximité sont invités à transmettre le message dans les langues nationales, à combattre les mauvaises informations et à signaler les difficultés rencontrées par les usagers.
Sur les questions de défense et de sécurité, Rachidi Gbadamassi, ministre conseiller chargé de ce secteur, a mis l’accent sur l’importance de l’information des populations et de leur implication dans la préservation de la sécurité collective. La compréhension des consignes, la vigilance citoyenne et la collaboration avec les services compétents constituent des éléments essentiels pour prévenir les risques et renforcer la sécurité dans les communautés.
Enfin, Romaric Ogouwalé, ministre conseiller chargé de l’Énergie, de l’eau et des mines, a abordé les enjeux liés à l’accès aux services essentiels relevant de son portefeuille. L’information des populations sur les mesures gouvernementales dans ces domaines vise à faciliter leur compréhension des dispositifs existants et à encourager une meilleure connaissance des services concernés.
À travers cette tournée à Parakou et à Tchaourou, les ministres conseillers entendent ainsi favoriser une meilleure appropriation des mesures sociales. Au-delà des explications fournies, la démarche repose sur l’écoute des préoccupations des populations et la remontée des difficultés observées sur le terrain, afin de contribuer à une mise en œuvre plus accessible des politiques publiques.
Sergino Lokossou

















