La saison 2022 (1443 Hégire) du Hadj se déroulera du jeudi 07 juillet au mardi 12 juillet en fonction du calendrier lunaire. A l’approche de ce cinquième pilier de l’Islam, la communauté musulmane n’a plus de souci à se faire des conditions de voyage. Elle sait désormais et ce depuis 2016 que le président Patrice Talon a donné satisfaction à ses différentes demandes liées au dysfonctionnement chronique.
Le pèlerinage à la Mecque avant Talon était une mafia
Les frontières de l’Arabie Saoudite étaient fermées, et pourtant le gouvernement de Boni Yayi ne s’est pas laissé au découragement. Dans une interview à lui accordée, le ministre Nassirou Arifari Bako a expliqué les démarches menées par le pouvoir en place. Mais dans ses propos, il reconnait que l’organisation, telle qu’elle, est une petite mafia. « Un problème national concerne des compatriotes, nous devons nous battre pour trouver des solutions et donc, nous ne croisons pas les bras. Je comprends la douleur de tous ceux-là qui attendent depuis longtemps. Je comprends les souffrances des uns et des autres. Leurs corps défendant et nous souffrons car, des compatriotes se sont acquitté de ce qu’ils devraient payer pour effectuer un voyage, mais ils ont été pris au piège d’une mafia véritablement organisée. Une violence psychologique inutile et inadmissible leur a été imposée », a-t-il déploré avant de faire toucher du doigt quelques aspects de cette de la mafia. « Ainsi, nous essayons autant que faire se peut, pour les soulager en recherchant les solutions. Selon les statistiques qu’il avait données, il restait 600 pèlerins pour lesquels ils sont en train de rechercher des compagnies pour les transporter. Le Bénin a effectivement délivré 3.500 visas. « Comme je vous l’ai dit, c’est un petit monde de mafia. Vous avez des gens qui ne sont pas des nationaux béninois et qui obtiennent les visas. C’est tout un foin », a-t-il déclaré. Comme solution du gouvernement de la Refondation, il a dit : « Je pense qu’on aura besoin d’un peu de temps après ce pèlerinage pour nous asseoir, pour voir comment trouver les solutions, clarifier, moraliser ce secteur afin d’éviter toutes les souffrances qu’on impose aux pauvres populations de notre pays qui veulent s’acquitter de leur devoir religieux. Je voudrais aussi dire aux pèlerins que le Chef de l’Etat a pris ce dossier à bras le corps. Il a mobilisé près de cinq ministres qui, jour et nuit, s’occupent du dossier et je suis persuadé qu’avec son soutien, avec l’engagement des uns et des autres, nous pourrions effectivement trouver une solution. Nous demandons à tout le monde d’être en union de prière avec nous pour que nous puissions sortir de cette difficulté. Officiellement, le quota du Bénin, c’est 3.500 pèlerins, mais, il y a beaucoup de convoyages qui s’organisent parallèlement. C’est la délivrance des Visas qui se fait juste en commun. Après cela, beaucoup de convoyeurs ont trouvé des solutions parallèles. Ceux reconnus sont ceux-là pour lesquels le gouvernement s’était engagé à un moment donné, pour appuyer à travers le haut-commissariat au pèlerinage. Ceux qui ont effectivement suivi le canal normal sont autour de 1.700. Nous nous occupons d’eux. C’est parmi ceux-là que nous avons réussi à faire partir 1.100 par le Nigeria et donc, il reste 600 pour lesquels nous sommes en train de rechercher des solutions. Nous sommes vraiment à pied d’œuvre sur le dossier. En une semaine, ce n’est pas évident de faire un travail qu’on aurait dû faire en une année. Comprenez-nous, on se bat, on essaie et c’est tout ce qu’on peut dire. ». 3 jours après le départ de certains 265 pèlerins ont départ de Cotonou. Mais il faut noter que tout le monde n’a ps eu la chance de participer à ce pèlerinage.
Aller chaotique, retour cauchemardesque
Malgré les acrobaties effectuées par le gouvernement de Boni Yayi pour assurer un pèlerinage paisible au Béninois en 2011, la satisfaction n’a pas été au rendez-vous. Après l’accomplissent des rites en Arabie Saoudite, le retour des fidèles musulmans au pays était un vrai fiasco. Selon les médias locaux, les pèlerins ont du mal à rentrer pour faute de disponibilité d’avion. Ainsi, ils sont condamnés à rester en Arabie Saoudite pour jouer une prolongation jusqu’à ce qu’Allah exauce leurs prières et leur envoie un avion. Selon les indiscrétions du côté du pouvoir de Cotonou relayées l’époque, le 15 novembre 2011 est la date de retour possible. « Pour le moment, ils doivent attendre. Selon certains pèlerins joints au téléphone, les candidats au hadj 2011 seraient soumis aux affres de la faim parce que n’ayant plus de moyens pour subvenir aux besoins les plus fondamentaux. En effet, avant même leur départ pour la Mecque, les pèlerins ont passé plus de jours à Cotonou que prévu, ce qui a fait que leur provision a pris un coup. Certains auraient même déjà épuisé leurs ressources avant de partir. A présent que l’attente se fait de plus en plus longue, ils n’ont plus rien pour assurer la pitance quotidienne. A en croire notre informateur, n’eut été l’interdiction des autorités saoudiennes, ils auraient déjà investi les feux tricolores pour quémander à manger. Même ceux qui à Cotonou et au Nord font les millionnaires zélés ont déjà la langue pendante. Ils veulent à tout prix rentrer au bercail sinon, la mort finira par gagner leurs rangs comme ce fut le cas à Cotonou avant leur départ », a précisé la presse locale. Mais finalement le 26 novembre 2011, ils sont revenus au bercail. Abord de la compagnie Africa Airways, les Béninois chanceux au pèlerinage de 2011 sont descendus à l’aéroport Cardinal Bernadin Gantin. Avec sourire aux lèvres, chacun de ces nouveaux el Hadj se sont jetés dans les bras de leurs parents et amis venus nombreux les attendre. Baisers et accolades sont les faits et gestes de l’atmosphère de joie et de reconnaissance à Allah. La joie est partagée. «Je suis heureuse de revoir mes enfants», a lancé une hadja. « Mon père est revenu de la Mecque. Je suis très content de l’accueillir », a déclaré un fils d’un hadj.
Les parties se rejettent la responsabilité
Le 30 octobre 2011 sur le plateau de l’émission « Débats Actuels » de Golf télévision, les acteurs de l’organisation du pèlerinage se sont jeté le tort. Pour d’aucuns, c’est le Haut-commissariat au Hadj qui a prouvé son inefficacité. Ils indexent ainsi le gouvernement dont le désengagement n’a fait qu’empirer la situation, et ce comparativement aux calvaires des années passées. D’autres arguments soutiennent que ce sont, les pèlerins qui ont tout simplement fait les frais de l’égoïsme des convoyeurs accusés d’escroquerie. En plus de tout ceci la défaillance de l’avionneur qui n’a pas respecté le contrat.
Les propositions du député Malèhossou en décembre 2011
« Pour une bonne organisation du pèlerinage au Bénin, il faut que l’Etat prenne ses responsabilités en mettant en place une structure forte et bien structurée, celui qui doit être à la tête de cette organisation doit être un connaisseur du milieu arabe saoudien et ayant fait ses preuves dans le domaine», a-t-il proposé à l’hémicycle à l’audience du 08 décembre 2011.
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