Des transports durables, pour le développement durable. C’est l’idéale formule qu’il convient d’adopter et d’appliquer pour travailler à la réductibilité des émissions du gaz à effet de serre (Ges) du secteur des transports. Sur la base des statistiques mondiales, le secteur des transports est responsable de près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie et ne pas y remédier est suicidaire pour la génération actuelle et future. Comme alternative, les pays riches et les pays émergents travaillent considérablement au moyen de transport électrique surtout, les véhicules car étant le principal moyen de transport. Dans les pays de l’Afrique Subsaharienne comme le Bénin, les motos constituent les moyens de mobilité les plus adoptés. Modernisant chacun de son côté ses moyens pour lutter contre le changement climatique, l’indispensabilité avantageuse pour le Bénin d’opérer la bonne transition de celle des motos électriques n’est plus à supposer.
Face au changement climatique, les motos électriques apparaissent comme la meilleure transition des pays de l’Afrique de l’ouest notamment du Bénin. Industrie, agriculture, urbanisme, transport, etc., tous les secteurs de l’économie et indirectement tous les pays sont donc concernés par l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour avoir des chances de rester sous la barre des 2 °C de réchauffement d’ici 2100, il faudrait réduire, selon les scénarios du Giec, les émissions mondiales de 40 % à 70 % en 2050 par rapport aux niveaux de 2010 et atteindre des niveaux d’émissions proches de zéro à la fin du siècle. Si déjà dans le domaine du transport, un renouvellement d’esprit sans cesse croissant au service de la fragilisation de la courbe montante du changement climatique gagne la mentalité dans les pays occidentaux ou industrialisés, ce n’est pas l’Afrique en général et le Bénin en particulier qui seront du reste. La dynamique est devenue une contrainte à laquelle toute dérogation relève de l’impossible puisque selon le 5e rapport du Giec, l’écart des émissions par habitant entre les pays les moins émetteurs et les plus émetteurs est d’un facteur de 50. La voie à suivre est donc tracée, il ne reste qu’à l’arpenter : les motos électriques.
La transition obligée à l’usage des motos électriques au Bénin
L’utilité de s’abandonner aux motos électriques se fait ressentir quand on s’approprie aisément des résultats miraculeux donnés par les véhicules électriques. Dans la logique de qui peut le plus peut le moins, une exposition de la vertu des véhicules électriques laisse présager que la recette trouvée satisfera les attentes. Selon Amnesty international, cette mutation vers une technologie verte est plus que bienvenue. Le changement climatique est l’un des défis majeurs de l’ époque en termes de droits humains et les villes …sont asphyxiées par les gaz d’échappement. La transition vers la voiture électrique va améliorer la qualité de l’air et réduire les émissions de carbone qui amènent notre planète au point de rupture. La doctrine dans la plupart des cas met en exergue 5 avantages des véhicules électriques. L’exemple du Pérou, un pays de l’Amérique latine reste intéressant. Un véhicule électrique émet une quantité réduite de CO2 par rapport à un véhicule à essence. Pour parcourir une distance de 100 kilomètres, une voiture fonctionnant à l’essence peut rejeter environ 5 kilogrammes de CO2, alors qu’une voiture électrique n’en rejette presque pas. Un parallèle identique peut donc être établi entre les motos à essence et les motos électriques.
Les véhicules électriques n’émettent pas de gaz toxiques tels que le monoxyde de carbone et les oxydes d’azote, qui sont mortels à forte concentration. L’impact automatique est la meilleure qualité de l’air. La neutralité carbone est donc garantie. Ces nouveaux moyens de transport en terme économique sont extraordinaires. Suivant les données du Pérou, il y a une économie approximative de 70% des coûts de carburant par rapport à l’utilisation d’un véhicule à combustion traditionnel. Transposé dans l’ordre économique béninois, il se dégage que 100 Francs dépensés en combustible fossile donnent approximativement les mêmes résultats que 30 Francs en consommation d’électricité, ce qui représente une économie considérable pour les utilisateurs.
En outre, il faut signaler que les véhicules électriques sont silencieux. L’un des principaux éléments différenciateurs des véhicules électriques est qu’ils ne génèrent pas de bruit lors de leur fonctionnement, contrairement à ceux dotés d’un moteur à combustion interne. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après la pollution atmosphérique, le bruit est le problème environnemental le plus intense dans les villes, notamment celui généré par le parc automobile. Il faut rajouter les économies sur l’entretien du véhicule.
Enfin l’entretien d’un véhicule électrique est moins coûteux que celui d’un véhicule à combustion interne. Cela est dû à plusieurs facteurs, notamment un nombre inférieur de pièces (60 % de moins qu’un véhicule classique à carburant fossile), et le fait que le moteur électrique ne comporte pas de pièces sujettes à l’usure (comme l’embrayage ou les fluides de remplacement comme dans les véhicules traditionnels). Par conséquent, les véhicules électriques sont moins chers et plus faciles à entretenir. De plus, la durée de vie d’une batterie est comparable à celle de la voiture et n’est donc pas sujette à entretien.
Une création de valeur à saisir impérativement par le Bénin
En restant toujours dans une vision comparatiste, cette transition vers l’électrique va apporter une profonde mutation à l’industrie en termes de forte employabilité surtout pour un pays dont la demande d’emploi est croissante que l’offre. À titre illustratif, en Europe, sur les véhicules électriques, le Cambridge Econometrics pour European Climate Foundation a indiqué qu’ils pourraient générer 200 000 emplois à l’horizon 2030 car le carburant électrique induit de nouveaux besoins et de nouveaux produits. Dans le contexte du Bénin, où ce sont les motos qui peuvent premièrement obéies à cette révolution, l’opportunité est à saisir pour que cela ne soit trop tard. En effet, la fabrication des motos électriques est le premier pilier de création d’emplois dans la chaine de valeur à travers la fabrication des pièces, notamment sa batterie et leur assemblage. Les services liés à la mobilité électrique comme : MaaS (Mobility as a service), les bornes de recharges ou les points d’échange de batterie (une chargée contre une déchargée) sont appelés également à fournir une activité entrepreneuriale à des jeunes en tant que conducteurs de motos électriques offrant des services de mobilité, comme gérant de points d’échange de batterie ou comme services de support autour de ces entreprises. Le Bénin pourrait bénéficier des résultats positifs en devenant pionnier d’une transition qui apparaît désormais comme nécessaire en raison des urgences climatiques qui s’accélèrent. Cette transition sera d’autant plus facilitée que son impact socio-économique est fort.

















