Avec la signature, vendredi 3 juin 2022, de la phase 1 du Projet de construction de trois usines textiles entièrement intégrées au sein de la Glo-Djigbé industrial zone (Gdiz), le gouvernement vient de donner une nouvelle preuve de sa capacité à créer des emplois sur un financement innovant.
Générer dans premier temps 15 000 emplois directs et à terme 40 000 emplois. Tel est l’impact attendu de l’opérationnalisation dès le deuxième trimestre de 2023 de la construction de trois usines textiles intégrées dans la Gdiz pour 306,5 milliards de francs Cfa. De grands acteurs du textile à l’international sont pressentis pour investir prochainement sur le parc textile de la Gdiz. Le gouvernement de Patrice Talon vient administrer, par ce projet, sa capacité à créer des emplois, malgré la récession économique qui frappe le monde en ce moment. Cette prouesse démontre à suffisance la détermination du chef de l’Etat à bâtir une société équitable. Car si la cherté de la vie est une réalité à cause de la pagaille sur les marchés, il est tout autant nécessaire d’avoir un emploi pour prétendre avoir un pouvoir d’achat. Par ailleurs, permettre aux jeunes de se prendre en charge libère les parents du fardeau de devoir assurer le pain quotidien à leurs enfants adultes. En créant ces nombreux enfants, le gouvernement règle alors plusieurs problèmes sociaux tout en projetant un passage de flambeau heureux entre l’ancienne et la nouvelle génération de travailleurs. Il n’y a qu’à lui donner acte de cette prouesse qui vient s’ajouter aux milliers d’autres emplois créés dans tous les secteurs au Bénin. Rien que pour la Police républicaine, 2000 emplois seront créés prochainement tout comme dans le domaine de la santé où le gouvernement ne cesse d’étoffer le personnel.
La plus-value du coton
Il est utile de rappeler que le projet de création des usines textiles de la Gdiz offre enfin au Bénin la possibilité de réaliser un vieux rêve : faire en sorte de ne plus se contenter d’être un simple exportateur de fibre de coton, mais en tirer une valeur ajoutée grâce à la transformation sur place. Les nouvelles usines se consacreront effectivement à quatre activités essentielles, notamment la filature du coton fibre, le tricotage de fil, le traitement et la teinture de tissus puis la découpe de tissus teints. Voilà toute une chaîne d’activités qui vont générer d’importantes devises aux investisseurs et à l’Etat tout en réglant le casse-tête de l’emploi des jeunes. Faire d’une pierre deux gros coups, Patrice Talon en a le secret. C’est la marque des vrais managers.
Financement original
Comment ne pas souligner, une fois encore, la bonne gouvernance qui caractérise la gestion de Patrice Talon, lorsqu’on connaît le mode de financement des trois usines textiles génératrices d’autant d’emplois ? L’installation desdites usines s’inscrit dans le cadre du financement de la construction de dix usines par la Caisse des dépôts et consignations et le groupe Arise Iip dans la Gdiz. Patrice Talon en a fait un établissement financier assurant une mission de service public pour le compte de l’Etat. Cet établissement joue désormais le rôle d’investisseur institutionnel. La Caisse des dépôts et consignations se présentait comme un dépôt sauvage. Auparavant, ce Fonds dormant était une sorte de vache à lait et était siphonné par une poignée de fonctionnaires. Pour preuve, un des gestionnaires de ce Fonds est soupçonné d’y avoir dérobé plusieurs milliards, avant de prendre la clé des champs. Rattrapé à Dakar et ramené au Bénin, lui et ses d’autres suspects sont en taule, en attendant que la justice statue sur leur sort. Avec le financement innovant que Patrice Talon vient d’en faire, il vient une fois encore de verrouiller une des vannes d’évasion des ressources publiques pour le bonheur des populations.
Abdourhamane Touré

















