Les Praticiens de la médecine traditionnelle (Pmt), membres de l’Association nationale pour la promotion de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle du Bénin (Anaphamétrab), ont célébré le mercredi 29 juin 2022, la Journée nationale de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle (Jnpmt). Elle consacre également le lancement de leur planning d’activités annuel. Présidées par Gabriel Salavi, président de ladite association, les manifestations ont eu lieu dans l’enceinte de la Direction départementale de la santé (Dds) du Zou.
« Nous ne disposons pas de moyens pour subsister, pour réussir, pour finaliser nos recherches ». C’est le cri de cœur des membres de l’Anaphamétrab. Toutefois, ils pensent qu’en collaboration avec les autorités, ils sortiront la pharmacopée et la médecine traditionnelle des sentiers battus. Ayant donc cette assurance, ils plaident pour que leur secteur ait également le financement public ou celui des services financiers décentralisés comme les autres secteurs éligibles. A en croire Gabriel Salavi, président de l’Anaphamétrab, le financement est capital au regard des subtiles recherches qu’exigent la pharmacopée et la médecine traditionnelle. «Il est obligatoire de travailler pour l’améliorer selon les normes règlementaires, de la parfaire pour son efficacité et son innocuité. Efficacité parce qu’elle doit être la solution recherchée par la population. L’innocuité, parce que nous ne voulons pas guérir une maladie et en créer d’autres », a-t-il souligné. Or, l’importance de la médecine traditionnelle n’est plus à démontrer. «De nos jours, il n’est plus question d’opposer la médecine traditionnelle à la médecine occidentale », a fait savoir Nicolas Gassan, le représentant du Dds. Selon lui, dans le contexte des soins, les deux peuvent se compléter harmonieusement en utilisant les meilleures caractéristiques pour compenser les points faibles de chacune. Il poursuit en indiquant que dans de nombreux pays, les dirigeants ont réussi à associer les deux systèmes. Au Bénin, la route est encore longue. Mais, le représentant du Dds se veut rassurant. Le Plan de développement sanitaire qui oriente les actions du gouvernement en matière de santé a prévu le renforcement de la collaboration entre les différents acteurs, y compris ceux de la médecine traditionnelle. Le représentant du chef d’inspection forestière du Zou a indiqué que l’Anaphamétrab est un partenaire des services des eaux, forêts et chasse. « Grâce à cette association, nous avons la possibilité de nous renouer avec la nature », a-t-il laissé entendre.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)

















