L’ancien député de la 7ème Législature et Secrétaire général du parti « Restaurer l’espoir », Guy Mitokpè, a posé ses valises hier mercredi 12 octobre 2022 au parti « Les démocrates » de Eric Houndété. Si cette descente dans ce parti de l’opposition n’a été qu’une formalité simpliste, c’est le retour au Parlement en 2023 qui est la difficile équation. Déjà, le parti doit franchir périlleusement le rubicond des 10%, avant que la nouvelle recrue ne se livre à une autre bataille dans sa circonscription électorale, où y est fortement présents, des non moins gladiateurs de la nouvelle surface politique béninoise.
La bataille pour les Législatives de 2023, comme toutes les élections sous Patrice Talon, n’est pas un marché destiné aux « yoyos politiques » surtout, ceux qui ont choisi la voie naturellement rocailleuse de l’opposition. Il faut savoir faire le bon choix pour se faire élire. Guy Mitokpè, l’ancien fidèle de « Restaurer l’espoir », doit sûrement être conscient du caractère nettement efflanqué de sa chance pour se retrouver à l’Assemblée nationale. Avec « Les démocrates », le parti politique qui joue au masochisme, malgré sa carence financière naturellement constatée, le positionnement dans sa circonscription, est déjà une certitude indiscutable. De quoi déjà satisfaire son premier vœu émis sur l’émission « Cartes sur table » de Océan Fm le 14 août 2022. « J’ai des ambitions pour être candidat en 2023. J’ai envie d’être actif sur le terrain et d’échanger avec nos jeunes, nos femmes et populations de la 16ème circonscription électorale. Si on m’en donne l’occasion, je dirai que ce sera un bon combat. Si tout dépendait de moi, je dirai d’office que je serai candidat dans cette circonscription, puisque c’est la circonscription que je connais le mieux. La 8ème Législature ne nous a rien apporté de bon à part le vote de la loi sur l’avortement. Maintenant, je n’ai pas toutes les manettes. Il faut que 2023 soit un référendum sur 2019», a-t-il dit. Mais devant lui, se dressent deux difficultés majeures : la victoire nationale de son parti et les suffrages dans la circonscription électorale. Dans une atmosphère où sauf revirement de dernière minute, puisque le parti aurait laissé croire être dans une négociation considérée pour nous de charme, avec 5 partis de l’opposition (On n’en connait pas de plus fort que la Fcbe et plus visible que Fcbe, Restaurer la confiance, Mpl et dans une moindre mesure Restaurer l’espoir) gagner les 10% en présence des partis de la mouvance qui ne se lassent point de constipation d’adhésion de militants, est loin d’être qualifié d’un défi, mais reste et demeure un souci. Puisqu’il faut effrayer son adversaire, le parti est bien fort en la matière. Cependant, il faut reconnaître que c’est le terrain politique et que des deals invisibles peuvent prouver le contraire. Cet extraordinaire ou miraculeux changement, les observateurs de la vie politique piaffent d’impatience pour sa matérialisation. Une chose est certaine, la réforme du système partisan n’obéit pas à la distraction politique. Elle impose des démarches concrètes.
Guy Mitokpè face aux poids de sa circonscription électorale
A présent, supposons que le parti obtient les précieux 10%; que peuvent les membres du parti « Les démocrates » dans la 16ème circonscription électorale ? On sait que c’est une circonscription qui regorge des barons de la mouvance, notamment le désormais charmeur politique, l’ex-président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Ajouter à des députés déjà au Parlement qui sont fortement engagés pour une nouvelle aventure, quelle position pour faire jouir à Guy Mitokpè, une présence possible à Porto-Novo à partir du soir du 08 janvier 2023. L’autre cas de figure est de le présenter dans une autre circonscription, la sixième circonscription par exemple. Mais là aussi, il aura fort à faire. Il lui faut un plus influent pour le porter. Guy Mitokpè a fait donc son choix, il va l’assumer tout seul.
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