Le consortium Social watch Benin-Assopil organise avec l’appui d’Enabel un atelier régional de partage d’expériences et actions au sujet du cadre juridique, règlementaire, normatif et sociopolitilitique protégeant les Droits en santé sexuelle et reproductive (Dssr) depuis hier mardi 25 octobre 2022, à Cotonou. Les réflexions contribueront à l’amélioration du cadre juridique et institutionnel des Dssr au Bénin.
Le droit à la santé étant la base des droits humains, dans le monde en général et en particulier dans les pays en voie de développement, un grand nombre d’adolescents et de femmes ne jouissent pas pleinement de ces droits. Blanche Sonon, présidente de Social watch Bénin, a peint en noir le tableau des statistiques de la santé sexuelle et reproductive, notamment dans les pays en voie de développement. C’était à l’occasion de la cérémonie de lancement, hier mardi 25 octobre 2022, à Cotonou, de l’atelier régional de partage d’expériences et d’actions au sujet du cadre juridique, règlementaire, normatif et sociopolitique protégeant les Droits de la santé sexuelle et reproductive (Dssr) organisé autour du thème : « Renforcer le cadre juridique pour accès aux droits sexuels et reproductifs au Bénin et dans la sous-région ouest africaine ». A l’instar d’autres pays, la situation des Dssr reste également préoccupante au Bénin, selon Blanche Sonon, présidente de Social watch Bénin. C’est ce qui justifie la tenue de cet atelier qui permettra aux parties prenantes d’apprécier les progrès réalisés en matière juridique et institutionnelle, mais aussi d’identifier les défis à relever pour une meilleure protection des droits en santé sexuelle et de la reproduction. Malgré les efforts réalisés ces dernières années pour l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive et droits connexes, souligne Dr Zan Souleymane, représentant de la Représentante résidente de l’Oms, de nombreux défis persistent. Il s’agit entre autres, de l’insuffisance des systèmes d’approvisionnement et de gestion des produits de santé de la reproduction et la persistance de normes socioculturelles défavorisées à la santé. « De nombreuses actions doivent être encore menées au niveau juridique du système de santé et de la communauté pour que toutes les personnes qui en ont besoin aient accès à la Ssr », a-t-il fait observer. Annick-Mireille Azandémè, représentante de l’ambassadeur du royaume de Belgique près le Bénin a, pour sa part, fait savoir que l’atelier régional sur les Dssr vient à point nommé pour ouvrir le débat sur les défis liés à l’accès aux droits et aux soins en matière de planification familiale, de violences basées sur le genre, d’avortement sécurisé, d’information et d’éducation à la sexualité. Pour Rodrigue Kohoun, représentant le ministre de la Santé, le Bénin a priorisé les différents principes des déclarations en inscrivant dans sa loi fondamentale, le droit à la santé et a assuré à son peuple la protection en matière de santé sexuelle et reproductive. Dans ce cadre avance-t-il, le Bénin s’est doté d’un arsenal juridique qui encadre le droit à la santé sexuelle et reproductive.
















