Une trentaine de jeunes, pour la plupart des femmes, ont eu droit à une sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive. Elle s’est déroulée à travers une causerie communautaire initiée par l’Organisation non gouvernementale (Ong), Jeunesse regard et action « Jra ». La séance d’éducation a eu lieu vendredi 28 octobre 2022 à de Cotonou.
Améliorer leur perception autour de la santé sexuelle et reproductive et leur permettre d’avoir recours aux services sécurisés en matière de sexualité pour leur bien-être, c’est la fondamentale raison pour laquelle l’Ong « Jra » a rassemblé des jeunes filles et garçons dans une causerie communautaire autour du thème : « Sexualité sans tabou, parlons-en ». Il s’agit de montrer à la jeunesse béninoise qu’il ne devrait pas y avoir de limite à discuter de tout ce qui a rapport avec la santé sexuelle du moment où, ils ont des préoccupations, des inquiétudes allant dans ce sens. « C’est primordial de s’adresser soit à ses parents ou aux services adaptés en la matière pour se faire écouter et se faire orienter. Cela pour ne pas aller se jeter dans des projets qui ne favoriseront pas votre santé mentale et surtout sur la santé sexuelle de façon globale », a enseigné Urbain Ahouangbasso, fondateur de l’Ong « Jra ». Il affirme d’ailleurs qu’il est constaté que les stigmatisations et les préjugés font que les jeunes sont de plus en plus réticents par rapport aux services sécurisés en matière de sexualité. C’est donc ce déficit que sa structure s’engage à corriger dans l’environnement juvénile béninois sous le contrôle de son partenaire technique et financier, « EngenderHealth ». La présente sensibilisation n’a pas seulement ciblé les jeunes scolarisées, mais plutôt, a réuni plusieurs catégories de personnes. « C’est ça notre façon d’être inclusive parce que nous nous sommes dit que, ce qu’on peut échanger avec les élèves et étudiants concernent également les personnes non-scolarisées puisqu’il y a des scolarisés qui ont pour conjoints, des personnes qui n’ont jamais mis pied à l’école. Il faut donc remonter l’information à tous les niveaux afin de permettre à tous, d’avoir les mêmes éducations sexuelles et de pouvoir faire des choix éclairés et responsables. On doit créer ces espaces mixtes pour leur permettre d’évoluer ensemble et de parler des sujets qui les concernent », a expliqué Urbain Ahouangbasso. Des mots des participants, l’enseignement a été d’une grande importance d’autant qu’ils ont reçu des leçons propres à la menstruation chez la jeune fille, le cycle sexuel chez les hommes, la santé sexuelle et reproductive et surtout le droit sexuel. « Grâce à l’équipe de l’Ong « Jra », j’ai su que j’ai des droits sexuels. C’est quelque chose de nouveau pour moi. Pendant longtemps, je suis restée dans l’ignorance de ces droits et je pense bien que dès ce jour, je dois me permettre d’aborder les questions liées au sexe avec mes parents afin de perfectionner ce que je viens d’apprendre. Les informations reçues, je les partagerai avec mes camarades à l’école comme au quartier en devenant ainsi, ambassadrice de l’Ong dans mon milieu », a fait savoir Fayihath Kèmy Soulé, élève au Ceg du Lac de Cotonou.
Karol Sékou (Coll)

















